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Shannen Rimphrey

UNE PLUME, UN COEUR

décembre 5, 2012 8:25 Publié par

Antoine,

En cette journée de la paix, j’ai décidé après maintes hésitations de me rendre à Bassam, c’est vrai. Sachant pouvoir trouver dans ce fracas délicieux de vagues un peu de moi perdu pendant tous ces moments d’épreuves. J’ai réfléchis à moi, à toi, à nous. Je ne sais pas si réellement j’ai suffisamment réfléchis; mais tout ce que je sais, c’est que je ne peux plus vivre comme ça, en quête perpétuelle d’un amour illusoire. Amour qui prend son temps à venir et qui ne cesse de prendre un malin plaisir à me faire souffrir. C’est vrai, tu m’aimes peut-être. Mais à quel point, je l’ignore vraiment. Il y a tellement de petites choses qui de toi me séparent. Il y a tellement de petites choses qui de moi t’agacent! Je ne veux pas être aimée par pitié. Je ne veux pas être un objet d’assouvissement sexuel. Je ne veux pas être cette femme dont tu te rappelles quand tu as besoin d’assouvir tes pulsions. Tu ne prends même pas la peine de rappeler ni de répondre à mes textos.

Notre histoire à commencer sur des chapeaux de roues. Belle et tendre, comme tout début, elle était merveilleuse. Puis, tu as commencé à privilégier tes amis à moi, commençant à écouter leurs calomnies sur moi. Tu as commencer à te détacher de moi. A ne plus être aussi présent. A ne plus être là pour moi comme tu l’étais au début, te plaisant à admirer d’autre filles, te plaisant à m’en décrire les formes et les qualités que je n’ai pas.

Sans le savoir, tu m’as continuellement blessée et humiliée. te servant de ton soit disant boulot comme prétexte pour m’éviter. Tu ne m’as jamais invité chez toi alors que tu y amenais des filles jusque tard dans la nuit. Je ne sais pas…

Peut être que notre histoire avait déjà mal commencé. Peut être que notre histoire ne devait être. Je ne sais vraiment plus où j’en suis et j’ai mal. J’ai mal parce que j’ai souffert et je continue de souffrir. Je crois que je tiens à toi bien plus que je ne le crois. Et cela commence à sérieusement m’effrayer.

Aujourd’hui alors que je regardais les vagues s’écraser lentement à mes pieds, tandis que je regardais les couples s’amouracher, je pleurais en silence. Bien sûre je ne versais pas de larmes pour ne pas alerter mes copines qui m’avaient fait sortir pour t’oublier un peu. Mais je pensais à moi. A ce que je devais faire. A la décision que je devais prendre. Devrait-on en rester là ou devrais-je continuer à t’ignorer jusqu’à ce que tu comprennes que j’en avais marre?

Marre de ton insouciance et de ton incompréhension pour notre relation. Marre de toujours passer en dernière position. Marre de toi, marre de nous, marre de t’aimer autant!

Je crois que beaucoup m’en voudront de ne pas aller jusqu’au bout. Sûrement que moi même je m’en voudrais. Mais je ne suis pas de marbre face à ce comportement archéologique. On est plus à cette époque où les hommes courtisaient les femmes et les respectaient. C’est bien dommage! J’aurais aimé connaître cette époque et voir comment tu aurais réagi.

Aujourd’hui, j’ai pris la résolution de partir. M’éloigner de toi pour survivre, m’enfermer dans cet étaux de glace hivernal promulgué par ce coeur meurtri et accablé. Je ne sais pas si j’arriverais à te comprendre un jour et t’avoir au moins à trente pour cent avec moi. Mais, je n’y crois plus trop. J’aurais au moins tout essayé. C’est à croire que mon coeur préférait de toi se départir à jamais!

Antoine, je m’en vais avec nos souvenirs, avec ce peu de toi que je garde précieusement. Je pars si loin que je ne pense pas que tu me reverras de si tôt. Peut être ne t’en rendras tu même pas compte. Sûrement plongé dans tes machines comme à l’accoutumée ! A essayer d’y trouver ce je ne sais quoi que depuis deux ans tu recherches!

Quand tu liras ce mot, j’espère que tu ne m’en voudras pas. J’espère que tu me comprendras. J’espère sûrement peut-être, que tu me rechercheras… Mais c’est difficile de vivre pour un homme qui fait de vous un  tableau dans sa vie. Un tableau acquis à vil prix au prix d’un effort surhumain. Un objet que tu dédaignes plus que tout. Qui ne te sers que lorsque le bon Dieu te le fait rappeler. Et rares sont ces délicieux moments!

Prends soin de toi. Prends soin de ces lieux incongrus où nous nous sommes quelques peu aimés. Prends bien soin de tout ce qui te tient vraiment à coeur comme tu sais si bien le faire quand c’est le cas. Je préfère vivre seule et heureuse que de vivre dans l’ombre de moi-même à tes cotés. Que le bon Dieu puisse t’accorder la grâce d’ouvrir ton coeur et ton esprit à des choses plus humaines que tes machines.

Prisca Coulibaly, ta supposée petite amie.

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Cet article a été écrit par Shannen Rimphrey

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Comments (2)

  • kitchin 5 décembre 2012 à 15 h 48 min

    Une fois de plus, moi je suis emporté par les vagues que ta plume laisse après son passage. Belle histoire !
    Pour quelqu’un qui considère son amie comme une œuvre d’art acquise a vil prix, qui n’avait pas le temps pour elle, préférait sortir avec d’autres filles…

    Cette partie du texte m’intrigue un peu : « Quand tu liras ce mot, j’espère que tu ne m’en voudras pas. J’espère que tu me comprendras. J’espère sûrement peut-être, que tu me rechercheras… »

     Reply
  • shannen Rimphrey 7 décembre 2012 à 22 h 16 min

    Merci! 🙂 ici, on se retrouve avec des sentiments contradictoires éprouvés par Prisca. elle espère que son départ susciterait chez son homme, l’envie de la retenir!

     Reply

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