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Ange le paradisiaque

TRAGIQUE DESTINEE

octobre 24, 2012 8:46 Publié par

Des souvenirs immarcescibles sortis des placards les plus précieux de ma mémoire peuplent mes pensées. Souvenirs de cette femme que j’ai toujours obombrée de ma générosité. Souvenirs de ces moments extraordinaires qui avaient peint nos vies de bonheur. Souvenirs ineffables que j’ai voulus assassiner avec la lame tranchante de ma colère. Colère inextinguible que j’ai du mal à gérer malgré la montagne de bonne volonté qui vit en moi. Colère contre une femme aussi caligineuse que fautive. Seize années de mensonges ! Mensonges qu’elle prend plaisir à arroser. Mensonges longtemps nourris par sa méchanceté et mon ignorance.

Nonobstant mon amour oblatif, elle se jeta sans peines dans les déboires de la vie. Que de vilenies ! Le sexe, sa première passion broya la boussole de notre amour et cracha du feu sur la carte de notre vie de famille. Comment Mariam a-t-elle pu faire ça ? Elle qui dit être la femme et la mère parfaite. Elle qui fait courir partout le bruit que je suis un mari infidèle, un père impaire qui perd ses repères. Comment ? Pourquoi ? Faire ça à moi ! Alors qu’une fois venu du travail, je suis toujours obligé de marier ma fatigue à son acrimonie quotidienne. Comment a-t-elle pu être capable d’une telle bassesse morale ? Elle, la sainte nitouche, la moralisatrice, la parfaite servante de Dieu ?

Ses vociférations inutiles ont su détourner mon attention. Ses colères superfétatoires ont su cacher ses lourds secrets. Ma femme, mon détracteur a su cacher sa forfaiture en faisant d’elle l’éternelle victime et de moi le bourreau de toujours.  Ses différentes élucubrations sur la morale ont mis un masque blanc sur son cœur noir. Les discours fastidieux et fallacieux, les gouailleries à mon propos, les incartades de cette impénitente. Je savais les accepter sans broncher. Mais…

Pourtant c’est une femme qui mariait beauté et perfection que j’ai aperçu ce jour du premier mai. Cupidon avait dû travailler un jour férié. Ce jour-là brilla de mille feux car il était éclairé par l’allure somptueuse de cette déesse venue tout droit d’Eden. Mariam était une jeune femme au charme capiteux, un visage d’ange avec des lèvres sensuelles et follement attirantes,  une forme de guitare, des courbes parfaitement dessinées. Elle était tellement belle qu’un aveugle aurait troqué tous ses autres sens contre ses yeux pour la regarder avec des yeux de concupiscence. Le regard voilé par un sourire divin paré de dents lumineusement blanches qui rivalisaient d’éclat avec le soleil rendait fébrile n´importe qu´elle homme. On aurait même dit que Dieu avait consacrée exceptionnellement le huitième jour de la création pour façonner son visage de rêve. Son teint café au lait habillait une peau douce de bébé. Tout Abidjan la convoitait. Mais aujourd’hui tout ça n’a plus de valeur pour moi. Mariam m’a trompé. Elle a violé ma confiance en elle.

Mes souvenirs dévorent avec alacrité la paix intérieur qui m’a longtemps permis d’éviter les vicissitudes de la vie. Mariam m’avait promis la virginité. Le jour de la consommation du miel de notre lune, je compris très vite que ma villa avait été déjà habitée. Je compris très vite que la villa avait tellement été agrandie que mon minuscule meuble y flottait. Je compris très tôt que Mariam m’avait menti. J’ai appris plus tard que son marabout de Tabou bouta en elle le tabou de sexe. Aujourd’hui pour de l’argent, la féminité de Mariam s’exprime partout où le sexe prime. Je lui ai toujours interdit pour cela de faire toutes sortes de commerce.

Mes souvenirs dépeignent ma femme comme une folle. Le pire arriva à l’hôpital. Elle devait accoucher. Enceinte de moi, elle mit au monde des jumeaux. Le premier était noir comme moi et Mariam. Le second, un blanc. Quoi de plus logique ! Je n’arrivais pas à comprendre. Mes inquiétudes grandissait a vue d’œil. Cette journée fuligineuse n’avait pu tirer de ma femme, l’explication de ce phénomène dont elle seul connaissait le secret.  Dans l’attente d’un test ADN, ce jour noir me fit faire une nuit blanche. Les résultats étaient clairs, l’un des enfants était de moi, l’autre, d’un blanc.  Le docteur expliqua que cela n’était possible que si la femme avait eu des relations sexuelles très rapprochées avec des partenaires différents. Selon lui, une des conditions nécessaires à l’accomplissement de ce phénomène serait que les deux ovai… Ma femme reconnu enfin sa faute. Elle appela son amant blanc pour que tout se règle à l’amiable.

Mes souvenirs me rappellent combien de fois j’ai lutté pour que cette affaire ne s’ébruite pas. Vous connaissez certains journalistes ivoiriens ! Ils sont capables de faire d’une goutte d’eau, un volcan, et d’un volcan, le néant. Pour éviter de mettre à mal ma carrière politique, j’ai dû dépenser à la fois mon argent et ma dignité. Selon la loi de mon cœur et le cœur de la loi, ces deux enfants étaient de moi. Une anomalie génétique ! On criait à qui voulait l’entendre. Un enfant extra conjugal ! Disait qui voulait le dire. L’affaire fut vite étouffée et oubliée. Depuis, j’avais collé un détective privé aux fesses de ma femme.

Mes souvenirs me rappellent combien de fois ma femme se métamorphosa. Elle était devenue un modèle, une femme honorable. Du moins, c’est ce que je pensais jusqu’au premier anniversaire de notre troisième fils, léo. Mes souvenirs me rappellent que Giscard, mon fils blanc, absent, m’envoya un sms pour me demander de le rejoindre dans sa chambre. Je partis donc le chercher pour les photos. Quand j’ouvris la porte, je fus horrifié par le spectacle qui sauta à mes yeux. Mon fils baignant dans une mare de sang. Le couteau couché près de lui ayant servi à son suicide. J’étais tellement abasourdi que la force de crier me quitta. Mes larmes mouillaient la lettre d’adieu qu’il avait laissé à mon égard.

« Cher père,

« J’ai décidé de partir parce que je souffre énormément. Tu as privé maman de toute sa liberté. Tu la fais suivre constamment par un détective privé. Elle nous a raconté qu’elle souffre énormément de tes longues absences. Nous même, on t’a plus vu à la télévision que près de nous. Tellement occupé par tes affaires et tes activités politiques incessantes.

«Ne crois pas que j’essaie de justifier les fautes de maman. J’essaie juste de te mettre en face de tes responsabilités. Maintenant sache que je t’aime énormément. Je t’aime très fort mais je suis obligé de te dire une vérité qui va peut-être t’anéantir. Sois fort papa.

« Maman nous a obligé à coucher avec elle. Ce que nous faisions sous sa menace quand tu n’étais pas là. Moi je ne peux plus supporter cette situation. Sache aussi que le fils dont tu fêtes l’anniversaire aujourd’hui n’est pas le tien mais celui de mon frère jumeaux. Je prie que tu continues d’aimer ton petit fils comme tu l’as toujours aimé.

Adieu. Je t’aime papa. Ton petit blanc.»

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Cet article a été écrit par Ange le paradisiaque

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Comments (35)

  • Sadjee 24 octobre 2012 à 10 h 41 min

    Brrrrrr…froid dans le dos, Mariam aussi hein!!!Belle narration, même si je ne suis pas fan des tournures et mots trop compliqués

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    • be-saphir 11 février 2014 à 18 h 23 min

      waoooooooooooooooou kel histoire je croi ke c’es des choz ki arrive donc faison attention

       Reply
      • be-saphir 11 février 2014 à 18 h 28 min

        meme moi je suis carrement encré la dedan et completemen sur le chok l’ecrivain es trs inspiré mais c’es des choz ki arrive donc il fo vraimen fair attention

         Reply
  • Skyrocket
    Skyrocket 24 octobre 2012 à 17 h 18 min

    Je suis du même d’avis que Mariam. La fin est surprenante mais encore, la science a été défiée dans cette histoire. J’aime bien

     Reply
  • Symphonie
    Symphonie 24 octobre 2012 à 23 h 06 min

    brrrr…….vraiment, c’est une histoire assez compliquée, un peu macabre. Félicitations cependant à l’auteur pour son audace, son imagination et son talent.

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  • Brook
    Brook 25 octobre 2012 à 2 h 07 min

    Je suis d’avis avec Sadjee. Un peu lourd! Quoique j’ai particulièrement aimé ces tournures:’ ce jour noir me fit faire une nuit blanche.Selon la loi de mon cœur et le cœur de la loi

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  • Ange Gnaly 27 octobre 2012 à 9 h 30 min

    Merci beaucoup pour vos commentaires. je vais voir dans quel mesure je pourrai améliorer mon style.

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  • Licka choops 27 octobre 2012 à 14 h 05 min

    super mega compliqué ton histoire,j’ai du la lire comme un texte philosophique pour en comprendre le sens . Et je pense meme ne pas l’avoir pleinement capté cependant j’aime la tristesse que tu evoques,le mal que tu décris,tu as un titre accrocheur,je ne peux pas te donner de conseils pour améliorer la facilité de comprenhension de ton texte,car je n’ai moi meme pas le niveau,mais comme le dit mon prof de philo reste breve,sujet verbe complement,et si l’inspiration vient a te dominer apprends a la controler.
    J’aurai plus aimé l’histoire si elle était facile a comprendre du moins a lire.
    bonne continuation

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    • Ange Gnaly 29 octobre 2012 à 17 h 40 min

      Merci Licka choops pour ton commentaire. Mon prof de philo me disait aussi la même chose : « sujet-verbe-complément ». Je ferais l’effort d’être plus simple. A quoi bon avoir un texte qu’on pense beau et qui ne délivre pas convenablement le message qu’on veut faire passer. Merci encore pour ta contribution.
      Petite confidence : cette histoire est née d’une douleur extrême. Un panaris que je traine encore m’avait littéralement coupé le sommeil. Toute la nuit j’ai rédigé ce texte avec la main droit (non souffrante). Le matin, le texte était fin prêt. Comme quoi les plus grandes douleurs créent de fortes inspirations.

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  • Marshall Kissy
    Marshall Kissy 27 octobre 2012 à 17 h 55 min

    Oui ! je rejoins tous les commentaires précédents. Il est bien d’user, de temps à autres, d’expressions dénotant la richesse de notre vocabulaire, mais quand c’est exagéré ça devient un peu barbant ! L’intrigue, à rebondissement, mais je n’ai pas réussi à suivre

    Ensuite, j’ai relevé quelques erreurs (lors de la saisie du texte certainement)

    m’a longtemps permis d’évités (d’éviter)
    la villa avait été tellement agrandi (la villa avait tellement été…)
    e lui ai toujours interdis (interdit)
    Pour éviter de mettre en mal ma carrière politique (éviter de mettre à mal )
    Un enfant extra conjugale (conjugal )
    j’avais collé un détective privées (privé)
    saches que je t’aime (sache)
    Saches aussi que (sache aussi que)

    Merci !

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    • 225nouvelles
      225nouvelles 27 octobre 2012 à 22 h 13 min

      Merci pour votre contribution Marshall, nous procéderons à la correction du texte.

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    • Ange Gnaly 29 octobre 2012 à 17 h 39 min

      Marshall Kissy, tu démontre la ta parfaite maitrise de la langue de Molière. Je voudrais que la lampe de ta connaissance continue de m’éclairer afin de me donner la couleur de ton verbe. En effet, en écrivant ce texte, j’ai voulu marier le caractère poétique de tes textes à celui des textes de Marc-Henri Ettien. Ton vocabulaire autant que le sien est très riche. J’essayerai la prochaine fois d’être plus simple, de faire moins de faute mais surtout de me créer un style particulier.

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  • Ange Gnaly 29 octobre 2012 à 17 h 37 min

    Il s’agit de l’histoire d’un homme dont l’épouse est une assoiffée sexuelle. Elle le trompe tout le temps jusqu’à commettre même des incestes. Ses absences prolongées ne font qu’appuyer ce fait.
    La science démontre aussi qu’une femme peut faire des jumeaux de pères différents.

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  • Sweet-skyli Sanogo 30 octobre 2012 à 21 h 49 min

    Euhh….bon, franchement, je trouves que ce texte a des tournures assez compliquées qui apportent un certain désintérêt lors de la lecture. histoire plausible pour sûre mais un peu confus au début quand même! bonne continuation…

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  • kader 8 novembre 2012 à 0 h 30 min

    bon, franchement, je trouves que ce texte a des tournures assez compliquées qui apportent un certain désintérêt lors de la lecture.

     Reply
  • Ange Gnaly 9 novembre 2012 à 18 h 58 min

    Bon franchement, donne un commentaire qui vient de toi.

     Reply
  • Sadjee 10 novembre 2012 à 8 h 26 min

    Lol

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  • Jocelyne GNALY 14 novembre 2012 à 17 h 19 min

    c beau

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  • galilee 23 novembre 2012 à 21 h 53 min

    cool story .big upppppppppppp mc blanko

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  • Ange Gnaly 27 novembre 2012 à 16 h 22 min

    Merci sœurette.

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  • Ange Gnaly 27 novembre 2012 à 16 h 28 min

    Merci MC big upppppppp a toi aussi. Je te réserve une surprise alors jette toujours un coup d œil dans 225nouvelles.com.

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  • Mady
    macmady 26 décembre 2012 à 0 h 23 min

    ENFIN!!! Un texte qui m’a OBLIGE à sortir le Petit Robert. Un mari et père torturé par les vices de son épouse. De belles tournures qui m’ont fait sourire avec les jeux de mots. BRAVO!

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  • KABA Kouda 5 janvier 2013 à 13 h 03 min

    Ouf! J’ai dû utiliser wikipédia souvent mais j’ai adoré les tournures poétiques et les rimes! Bonne continuation.

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  • Ange Gnaly 27 janvier 2013 à 15 h 49 min

    Merci macmady, cela me va droit au coeur.

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  • N'GUESSAN Philomène 30 janvier 2013 à 13 h 34 min

    J’ai lu ce texte les cheveux dressés. Bravo!

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  • Armie Pockpa 10 avril 2013 à 14 h 14 min

    Speechless

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  • Alain Yannick Serge Kouassi 20 mai 2013 à 19 h 02 min

    Super texte

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  • Ayah 8 octobre 2013 à 16 h 47 min

    un peu lourd, oui, mais très accrocheur. C’est un beau texte avec de belles tournures « un père impaire qui perd ses repères ». Tu as de l’avenir!

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    • Ange Gnaly 9 octobre 2013 à 23 h 33 min

      Trop lourd c’est vrai mais c’est quand même mon style.

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  • Séb 8 octobre 2013 à 17 h 37 min

    Joliment compliqué. Des mots que l’on a pas l’habitude d’utiliser pour un texte prenant malgré tout.. Félicitation

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  • Ange Gnaly 9 octobre 2013 à 23 h 36 min

    J’en ai un autre qui est tout aussi beau mais surtout moins compliqué. dégustez http://www.225nouvelles.com/le-bus-19/

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