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TRAGÉDIE A ACE (3)

septembre 27, 2013 4:00 Publié par

Un samedi soir, alors que Mr Bokossa se trouvait en mission à l’extérieur du pays, elle reprit contact avec lui car elle s’ennuyait comme un rat mort.

Après plusieurs échanges de messages, ils décidèrent de se rencontrer pour dîner, juste entre amis. Un coup de fil rapide à son ami Diallo Allen pour l’informer de la situation : – Man, c’est fait! On dîne ensemble ce soir. Dit-il. – Ah bon? Vous allez où? – Je ne sais pas encore, elle passe me prendre dans 1heure 30. – Quoi? Tu es fou? Tu vis encore chez tes parents, et tu vas la laisser venir chez toi? En plus tu ne sais même pas comment va évoluer la relation et tu lui permets de connaître chez toi? Non, trouve un coin où vous pouvez vous voir tranquillement. C’est mieux que vous voyiez dans un lieu neutre. – Un lieu neutre? – Oui oui, rappelle la et propose lui un endroit. Ni chez elle, c’est trop osé pour maintenant, ni chez toi, tu t’exposerais trop. – Où est-ce que je peux l’inviter? Man, je suis piqué hein. – Tu connais le « marquis des vaux » à Cocody? Discret, classe, chic et abordable. C’est un bon coin. – Pas mal comme idée. Laisse-moi la rappeler, et je te fais un compte rendu tout à l’heure. Un instant plus tard…

– C’est propre vieux frère, on se voit dans une heure là-bas. – Ok, arrive avant elle et ne va pas les mains vides. – Comment ça? – Prend lui des fleurs, ou quelque chose qui lui fera penser à toi après le rendez vous et surtout fait la rire et parler.

Comme convenu, il se pointa au lieu de rendez-vous une vingtaine de minutes avant l’heure prévu histoire de s’acclimater au cadre. Une fois n’est pas coutume, elle arriva à l’heure convenu vêtue d’une robe moulante noire qui s’arrêtait un peu avant le genou. S’il l’avait trouvé belle le jour de leur rencontre, que dire du spectacle qu’elle lui offrait. Elle était tant magnifique que son cœur se mit battre la chamade, il en eu même le souffle coupé. D’un petit geste, il lui fit remarquer sa position. Elle s’y dirigea avec une démarche si suave qu’il fut à cours de salive. Encore sous l’émotion il eut beaucoup de mal à répondre à sa salutation balbutiant un « bonjour » à peine audible. Très vite, l’atmosphère se détendit, il respecta à la lettre le plan d’attaque : parla peu, posa surtout des questions ouvertes et arriva avec panache à lui voler des fous rires de temps en temps. Il trouva le dîner en sa compagnie exceptionnel, elle était mature, cultivée, amusante et intelligente. Le courant était passé et une certaine chimie s’était installée entre eux à tel enseigne qu’ils ne se rendirent pas compte de l’heure avancée et qu’ils étaient les derniers clients du restaurant. Ils n’en prirent conscience que lorsque une charmante serveuse s’avança vers eux pour leur faire remarquer que l’heure de fermeture était passée depuis plus d’une heure. Un coup d’œil à sa montre puis: – Il est minuit passé, ton homme ne t’attend pas? – Ne t’en fais pas pour lui, répondit-elle promptement.

Puisqu’elle ne semblait pas avoir de contraintes de temps, il lui proposa de terminer la nuit en boîte, ce qu’elle accepta avec enthousiasme. Ainsi, la soirée se poursuivit jusqu’aux environs de 3 heures du matin, heure à laquelle, enfin fatigués, ils décidèrent de se séparer non sans partager une longue et langoureuse accolade.

Assis dans le taxi qui le ramenait chez lui, il se remémorait cette soirée inoubliable qu’il a passée. En outre il ne pouvait sortir, malgré toute la véhémence avec laquelle il s’employait, son éclatant sourire de sa mémoire. Il passa une merveilleuse nuit durant laquelle elle apparut dans chacun de ses rêves. A son réveil, il se mit encore une fois à ressasser les souvenirs de sa soirée de la veille, il finit par conclure que s’il avait quelqu’un dans sa vie, ce dernier ne devait pas lui consacrer autant de temps qu’elle mérite. Ainsi vu la voiture qu’elle roulait, sa grâce et la finesse avec laquelle elle s’alimentait, et surtout parce qu’elle savait à quoi servait le 3e verre et cette petite cuillère bizarre, il ne devait pas être du même niveau social. A coup sûr il devait être plus pauvre qu’elle, alors il allait lui consacrer tout son temps et sa priorité : faire d’elle sa priorité n◦1. Sur de son fait, il entreprit de lui envoyer un texte message pour s’enquérir de son état, ce à quoi elle répondit très rapidement. Ils passèrent ainsi toute la journée scotchés à leurs téléphones, partageant tantôt leurs états d’âmes, tantôt une blague, échangeant pratiquement sur tous les sujets possibles : de l’amour à la politique en passant par la religion. Il en fut de même la journée du lendemain, et le jour d’après. Il finit par découvrir qu’elle était paysagiste et travaillait essentiellement à la maison, que son entreprise était plutôt un passe-temps pas très lucratif que son petit-ami à coups de millions de CFA renflouait à volonté. Mais que cette course aux CFA l’éloignait la plus part du temps d’elle, qu’elle se sentait seule et qu’elle aurait aimé qu’il passe plus de temps avec elle. Il avait donc choisit la meilleure approche possible en décidant de lui consacrer tout son temps.

Au fur et à mesure que le temps passait, la chimie donnait place à une symbiose qui grandissait à vue d’œil : ils s’appelaient dès qu’ils avaient un bout de temps, se racontaient la quasi-totalité de leurs journées respectives. Elle était aux anges, lui pas loin du paradis. Quand était-ce la dernière fois qu’elle avait passé autant de temps au téléphone? Qu’on lui avait témoigné autant d’affection et d’attention? Il était là pour elle quand elle en avait besoin, quand elle n’en avait pas besoin et même avant qu’elle ne prenne conscience du besoin de sa présence. Cette disponibilité de tout temps et à toute épreuve s’expliquait en majeure partie par l’absence de Mr Bokossa qui diminuait énormément sa charge de travail. Un jour, alors qu’il s’apprêtait à commander son déjeuner, son téléphone se mit à sonner. Elle voulait lui faire une surprise, en effet n’en pouvant plus de ne pas le voir, elle l’invitait de ce pas à la « Gâle-Ery de Marc » pour le déjeuner. Il dévala en trombe les marches des escaliers, trouvant l’ascenseur plus lent. Porté par l’amour, dopé à l’EPO il parcourut les 2 kilomètres qui le séparaient du restaurant comme une fusée pour la rejoindre. Ce fut un moment de pur bonheur, une communion totale, ils avaient l’impression de se connaître depuis des lustres, l’un terminait les phrases de l’autre et les rires volaient aux éclats. Le déjeuner fut bref, mais riche en émotions. Il devait retourner au bureau et elle avait encore une amie à rencontrer dans le restaurant, ils échangèrent donc quelques bises puis il regagna son bureau.

Jour après jour, la teneur des messages et des échanges téléphoniques changeaient, ils devenaient plus coquins et érotiques. Une semaine après leur premier rendez-vous, ils décidèrent de se rencontrer à Bassam pour y passer le weekend afin d’assouvir leur passion. Vendredi soir, à la descente du bureau, il rencontra Diallo Allen qui comme convenu, lui remit les clés de sa rutilante et neuve LS 460. Quelques minutes plus tard, il entrait dans le parking de l’hôtel ou il distingua la Range rover de sa dulcinée. Quand il ouvrit la porte C49, il fut ému aux larmes. L’ambiance était tendue comme un « tam-tam de victoire », c’est dans une atmosphère plus érotique que jamais, à l’aide d’une lumière tamisée, qu’il découvrait celle qui incarnait la magnificence suprême du créateur. Nul doute que Dieu existe, se dit-il, il ne pouvait qu’être impénétrable celui qui avait conçu une telle créature, elle était un véritable bijou architectural, un joyau céleste. Il était toujours pantois, en pleine admiration quand sa voix suave l’invita à la rejoindre dans le lit. Chemin faisant, il se remémorait les conseils de Diallo au moment où il lui remettait les clés : « vas-y prends ton temps, n’oublie pas que vous avez tout le weekend à passer ensemble », puis il se dit « au diable les conseils ». La connexité était au summum, ils se comprenaient sans se parler, à peine ressentait-elle une envie qu’il la comblait sans qu’elle ne le lui ait dit. Ses mains baladeuses exploraient tous les coins et recoins de son corps. Il lui donnait du plaisir, et elle le lui rendait bien. Ils passèrent tout le weekend à faire l’amour comme des adolescents en chaleur, ne s’accordant de répit que lorsque, tiraillés par la faim ils étaient obligés de se restaurer.

Avant de se séparer, elle lui fit comprendre que son petit-ami rentrait de voyage, le lendemain et qu’elle ne pourrait plus être autant disponible qu’elle ne l’était. Il trouva cela opportun car son patron rentrait également de voyage dans la semaine, ce qui signifiait un accroissement exponentiel de sa charge de travail et donc une réduction de sa disponibilité. Néanmoins, il comptait bien trouver du temps à lui consacrer car il était définitivement amoureux d’elle. Mr Bokossa, comme prévu rentra de voyage le lundi dans la soirée grandement exténué avec une fièvre naissante. Sa petite amie, venu l’accueillir reconnu à sa mine défaite qu’il n’était pas en pleine forme. Très vite il la rassura, attribuant son état à la longueur et à l’intensité de sa mission. Le lendemain, son état ne s’était visiblement pas amélioré, il demanda donc à sa femme de le conduire au boulot. Alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans le parking de l’immeuble de ACE, son mari lui demanda s’arrêter car il souhaitait s’entretenir avec un de ses collaborateurs : Mr N’gouan, qu’elle avait aperçu bien longtemps avant son mari. Quand il aperçut Mr Bokossa dans la voiture de sa dulcinée, il se mit à transpirer à grosse goutte en se demandant s’il devait feindre de ne pas la connaître, s’il devait au contraire la saluer comme juste une connaissance. Il appréhendait sa réaction car elle ne devait pas être en contradiction avec celle de Mélyssa. Cependant, plus il s’approchait, plus il découvrait son visage qui témoignait d’une sérénité imperturbable. Elle se disait qu’elle avait trop à perdre pour laisser la situation hors de contrôle, alors très vite elle passa à l’action.

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Comments (3)

  • Binta Kaïlou 27 septembre 2013 à 16 h 37 min

    hummm vivement la suite

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  • Licka choops 1 octobre 2013 à 0 h 52 min

    c’est très cool mais moi j’ai été confuse par moment avec tes termes « petit ami » et « mari » parlant du meme couple! y’a une difference entre ces mots je crois. Sinon la chutte est magnifique

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  • Wonseu
    Wonseu 16 octobre 2013 à 15 h 07 min

    Guinguinw comme on dit pour faire le suspense ! J’attends la suite 🙂

     Reply

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