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Débora Soro

Panel Littéraire SILA 2018: Livre et Société

mai 18, 2018 8:58 Publié par

Le Salon International du Livre d’Abidjan 2018, c’est également des panels littéraires qui ont réuni des écrivains autour de thématiques intéressantes. Cinq panélistes ont participé à celui autour du thème « Livre et société ».

Michel Alexandre Kipré, auteur de « Les secret de l’académie Mimosifcom »

L’œuvre relate l’histoire de la première génération de footballeurs formés par l’académie MimoSifcom. On y retrouve des noms connus : Kolo Touré, Yaya Touré, Arouna Dindané, Bakary Koné, Didier Zokora et plusieurs autres.

« Ce n’est pas un travail de journaliste que j’ai fait. Je n’étais pas là-bas en tant que journaliste mais en tant que professeur »

explique l’auteur qui a joué un rôle très actif dans la formation de cette génération dorée. C’est en effet le parcours des académiciens de l’Asec Mimosa qui est expliqué dans le livre. Il y est question du travail acharné abattu en vue de  faire d’eux des ambassadeurs du football ivoirien et des fiertés nationales. Mission accomplie, quand on voit le nombre d’étoiles sorties de cette formation.

Une question beaucoup moins plaisante y est également abordée, celle de la séparation. Séparation des jeunes footballeurs pour suivre chacun son destin, mais également au sein de l’équipe dirigeante de l’Asec Mimosa, de Roger Ouégnin et Jean Marc Guillou, respectivement PCA et manager général du club.

Guillaume Vergès, auteur de « Magic system, le mystère premier gaou »

« J’ai rencontré le groupe magic system en 2001 » entame l’auteur. Cette rencontre a marqué le début d’une très longue collaboration qui se poursuit encore aujourd’hui, jusqu’à la sortie de cette œuvre biographique. Le livre traite en effet de la carrière du groupe Magic System, depuis sa naissance, en passant par les succès et échecs rencontrés. Il donne également plusieurs clés de succès du groupe, dont la solidarité et l’unité des quatre garçons d’Anoumabo, la loyauté des membres envers le groupe, mais aussi et surtout les valeurs de respect mutuel et de cohésion autour du leader et grand frère du goupe, Asalfo.

Suzanne Kouamé, auteure de « Le langage de la tresse »

« Le langage de la tresse » s’inscrit dans une logique de promotion des tresses africaines dans laquelle l’auteure, également actrice est engagée depuis plusieurs années. Selon elle, ce volet de notre culture n’est pas aussi valorisé qu’il devrait l’être. Elle a donc à cet effet initié le festival des tresses africaines et est directrice de publication et rédactrice en chef du magazine Koundan, qui traite de la même thématique. Cette passion pour les tresses lui vient de sa tendre enfance:

« Si vous allez dans mon village, ils vont vous dire : c’est la fille qui se promenait ici pour tresser les veilles femmes là » s’amuse-t-elle.

Victoire Kalou auteure de « Kamissa »

Si le nom de cette auteure est encore peu connu dans le paysage ivoirien, celui de son mari est plus célèbre. Victoire Kalou est l’épouse de Guy kalou, acteur et réalisateur ivoirien à succès. Kamissa est d’ailleurs l’un des fruits de leur passion commune, le cinéma. Il a même déjà été adapté au cinéma et diffusé en salle. Pour la petite histoire, Kamissa est le scénario d’un film traitant des grossesses en situation de scolarité que l’auteure, cinéaste, a décidé de retranscrire dans un livre. Il s’agit pour elle de dénoncer ce phénomène et d’interpeller les parties prenantes, à savoir les parents, les encadreurs, les décideurs et les enfants eux-mêmes sur leurs responsabilités, en vue de parvenir à une prise de conscience collective.

Geneviève Wanné, auteure de « Vivre avec comme si de rien n’était »

Le nom et le visage sont connus. Geneviève Wanné est une femme de média pluridimensionnelle, qui a exercé pendant de nombreuses années à la  RTI. Si l’auteure ajoute une corde à son arc déjà bien fournie, les circonstances et motivations n’en sont pas forcément très joyeuses. C’est en effet de cancer qu’il est question dans cette œuvre, de cancer du sein. Tantie Wanné s’est découvert ce mal au hasard d’une consultation médicale il y a environ trois ans. Depuis, elle a décidé malgré la douleur de rester optimiste et de continuer à vivre.

« Dans le livre je n’emploie pas le mot cancer, je l’appelle l’intrus et quand un intrus s’immisce dans votre vie il faut le chasser » explique-t-elle, très positive.

En plus de constituer pour elle un exutoire, vivre avec comme si de rien n’était est également un message d’espoir à d’autres femmes qui expérimentent au quotidien le combat contre le cancer.

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Cet article a été écrit par Débora Soro

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