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Josya Kangah

POURQUOI JE PARS

février 18, 2014 10:15 Publié par
Chère Gwendoline, C’est avec amertume, le cœur serré que j’ai dû me résoudre à m’en aller, sortir de ta vie. Tu ne comprendras peut-être pas mon geste, mais ces mots que je te laisse pourront t’éclairer, je l’espère, sur les raisons profondes de cette distance que je mets désormais entre nous. Gwen, je t’ai aimée et je t’aime encore malgré la distance qui nous sépare. Si je m’éloigne de toi aujourd’hui, c’est parce que j’ai toujours eu l’impression de ne pas faire entièrement partie de ta vie. Les choses se sont tellement vite enchaînées que je ne sais plus comment notre histoire a débuté. On aurait dit qu’on était vraiment faits l’un pour l’autre. Au fil des semaines, nous avons appris à mieux nous connaître. J’ai toute de suite aimé ta spontanéité, ton humour, ta joie de vivre et ta sincérité. Ta sincérité… Au moment où j’écris cette lettre, les paroles de  Je veux que tu me mentes de Lynnsha tournent en boucle dans ma tête. Oui, Gwen, j’aurais préféré que tu ne me le dises pas. Tu aurais dû me laisser me bercer de cette douce illusion que de se sentir aimé. Pourtant, ce soir là, tu m’appris que tu avais quelqu’un d’autre dans ta vie mais que tu m’aimais et souhaitais que notre histoire continue malgré tout. Gwen, je t’aime et tu le sais. Cependant, je ne peux me résoudre à te partager. Je veux te rendre heureuse, vivre auprès de toi chaque jour, tes joies, tes peines, les faire miennes. Mais ta sincérité… Je sens encore cette lance qui me transperce le cœur et me déchire l’âme. Vivre à tes côtés mais te savoir loin de moi… Gwen, je t’aime. Mais si rester auprès de toi te communique ma douleur, ma peine, mon supplice, alors je pars. Je pars souffrir loin de toi. Tu me disais que partir, mettre un terme à une si belle histoire serait une symphonie inachevée. Mon amour, cette hymne aurait-elle eu une fin si j’étais resté en te sachant partagée entre lui et moi ? Gwen, je t’aime et au nom de cet amour, je pars. Je pars loin de toi, je pars la où tu ne pourras jamais me retrouver.

Amoureusement, Steve

PS : Je suis désormais à cinq (5) rues de chez toi, en face de la Pharmacie du Bonheur, immeuble 225 porte 15. Si tu m’y rejoins, c’est que tu auras accepté la bague de fiançailles que j’ai mise dans ton tiroir de chevet.
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Cet article a été écrit par Josya Kangah

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Comments (13)

  • kanon 18 février 2014 à 16 h 14 min

    Émouvant !!! Après une telle lecture, on pourrait s’interroger: Était-ce un Amour interdit ou plutôt inédit?
    Pour ma part, chapeau Mamie…Ça été un moment de plaisir de te lire.

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    • Josya Kangah
      Josya Kangah 19 février 2014 à 15 h 38 min

      Merci Kanon.
      La question reste posée.
      Rires…

       Reply
  • Tijo 18 février 2014 à 17 h 54 min

    merci Josya!

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  • christy K 18 février 2014 à 20 h 04 min

    huuuummm tchai si il voulai pas partir cetait mieux de le dire sinon a koi ca sert de donner sa nouvelle adresse neamoins cest bien josya continu comme ca

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  • Rita Djidje 19 février 2014 à 11 h 59 min

    touchant !!! c’est faire preuve d’un grand courage que de se séparer de la personne aimée .

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  • M.C AGNINI
    M.C AGNINI 19 février 2014 à 14 h 09 min

    PS : Je suis désormais à cinq (5) rues de chez toi, en face de la Pharmacie du Bonheur, immeuble 225 porte 15. Si tu m’y rejoins, c’est que tu auras accepté la bague de fiançailles que j’ai mise dans ton tiroir de chevet.

    Toute la substance du texte s’y trouve. En tout cas je perçois là une chute inattendue car finalement l’espoir reste permis. Merci Josya

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  • Kamso 20 février 2014 à 21 h 18 min

    Un gros coup de déprime pour Steve pourrait-on dire.Savoir que la personne en qui nous avons fondé tant d’espoirs,et pour laquelle on a fait assez d’efforts et consacré tant de temps nous largue pour une autre,vraiment…Néanmoins,Il faudrait pour Gwen qu’elle sache que l’amour le plus fort est celui qui n’est pas partagé.
    Par ailleurs,ayant espoir qu’elle pourrait faire volte face,Steve lui donne sa nouvelle adresse.Ceci pour dire qu’il n’existe pas de règle en amour et nombre d’être humains dignes et fiers ont succombé à l’appel du Pardon.Alors je crois que la balle lui est lancée et à elle de savoir la ramener.

    Félicitations à toi Josya,et j’espère que ce texte sera suivi de nombreux autres car je trouve important que l’on sache que tu as du talent.Ne vois pas en ces mots,des louanges flatteuses mais l’expression de mon sentiment sincère à l’égard de ce travail de réflexion que tu accomplis.

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  • Wonseu
    Wonseu 3 avril 2014 à 15 h 33 min

    Bravo Josya !!!

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  • Christian Loua 4 avril 2014 à 8 h 10 min

    ouah o c’est très émouvant. on y découvre la peinture fatale d’un amour. d’un amour-flamme qui cède sous les dents acérées d’un partage. et oui l-amour est égoïste. la trame de l’histoire est potable. et je vous remercie Josya Kangah pour nous gratifier de ces lignes. toutefois je voudrais apporter un tout petit additif dans l’optique que les prochains textes soient emprunt d’une grande tache émotive. émotion volubile que je souhaiterais que ait votre plume. et pourquoi pas d’une louable qualité.
    je pense que vous auriez dû mieux souligner les ressentis de la séparation soit par une redondance où une répétition, pour qu’exprime le texte plus de réalisme et encore plus d’état d’âme de l’auteur de la lettre. afin de les communiquer au réel lecteur.
    je précise que ceci n’est pas une leçon, mais mon humble pierre que je souhaiterais tendre pour l’avancée de notre peinture littéraire.
    encore merci Josya Kangah pout ce beau texte et on attend le prochain.
    bonne journée!

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