About Author

Hanielophir

MERCI MON FILS ! (2)

mars 16, 2013 11:15 Publié par
Elle cria de douleur pendant que son mari, assis à califourchon sur elle, lui donnait d’autres coups au visage. La violence de cette barbarie était si forte qu’elle en perdit connaissance, un moment. Quelques instants après, elle retrouva ses esprits et ouvrit laborieusement les yeux. Son homme, attendait qu’elle prononce un simple mot afin qu’il trouve une bonne raison pour poursuivre sa sale besogne. Le petit Apollos, traumatisé par ce à quoi il venait d’assister sortit en vitesse de la maison pour aller chercher de l’aide. Malheureusement, les habitants du village, connaissant bien la fâcheuse façon de M. Béssékon de faire des histoires à tous ceux qui prenaient la défense de sa femme, ne voulaient pas, cette fois se mêler de cette affaire. L’enfant courait dans tous les sens en appelant au secours, mais personne ne faisait attention à lui. D’ailleurs, il y avait un air de déjà vu qui énervait tout le monde. Pendant ce temps, sa mère souffrait terriblement mais décida de dire à son mari ce qu’elle avait sur le cœur. « Tu penses que j’ai peur de toi, pauvre type ! Saches que tu ne m’effraies absolument pas ! Tu n’es qu’un lâche, un sale morveux et un faible ! Et si tu crois que je vais te demander pardon, tu te fous le doigt dans l’œil jusqu’à la nuque… » Ses paroles mirent M. Béssékon dans une colère noire ! D’un geste brusque, il saisit sa femme des deux bras et la projeta violemment contre un mur. Le choc fut si grand qu’elle expulsa de la bouche une espèce de pituite rougeâtre. La dame était dans un état critique et Apollos n’avait trouvé personne pour lui prêter main forte. Elle ne bougeait presque plus et présentait un visage boursouflé et ensanglanté. Sa mauvaise posture ne diminua cependant pas les ardeurs de son mari qui retira sa ceinture de son pantalon. « Après cette correction que je vais t’infliger maintenant, tu n’oseras plus jamais me tenir tête ! », prononça M.Béssékon à l’endroit de sa femme. Il était torse nu et prenait tout son temps. Il n’avait pas besoin de se presser puisqu’il savait que personne ne viendrait le déranger. Il avança donc lentement vers sa femme avec la ceinture solidement attachée à la main. A cet instant, Apollos fit son retour à la maison en faisant un bruit qui perturba son père. « Sors d’ici ! », cria M. Béssékon à son fils dès qu’il sentit sa présence. Apollos tremblait de tout son corps avec le pouce gauche qu’il bouffait rageusement. L‘enfant était en état de choc en voyant son père avec des yeux rouges, et sa mère, retranchée dans un coin de la maison poussant des gémissements effrayants. Il vit la ceinture dans la main de son père et comprit qu’il avait l’intention de la flageller. Pendant qu’Apollos prenait le pouls de la situation, son père criait toujours pour qu’il s’en aille. Et comme il ne l’écoutait pas, son géniteur le frappa d’un violent coup de poing, suffisant pour le projeter sur la porte d’entrée. Débarrassé maintenant du regard de son fils, M. Béssékon se tourna vers sa femme et avança vers elle, toujours avec lenteur. La malheureuse le regardait venir sans prendre des précautions de défense. Elle n’avait plus de force ! Elle s’inquiétait plutôt pour son fils qu’elle pensait gravement blessé après le coup orageux qu’il avait reçu. La dame voyait son mari s’approcher avec un air de terreur se découvrant, pêle-mêle, à travers un sourire maléfique. Elle ressassa, à ce moment, les meilleurs souvenirs de sa vie avec M. Béssékon. C’était le parfait amour et son homme était très bon. Jusqu’à ce qu’il sombre dans la boisson après la perte de son emploi de responsable financier dans une société de transport. Il fut accusé, à tort, de détournement de fonds, et évita de justesse la prison, grâce à ses bonnes notes professionnelles. Toutefois, il fut contraint d’utiliser toutes ses économies et même de s’endetter pour rembourser cet argent. Ce problème arriva alors que sa femme portait la grossesse d’Apollos. Il le considérait ainsi comme un enfant de malheur dont la venue l’avait enfoncé dans le précipice. C’est pourquoi, il n’avait jamais aimé  son garçon et, la boisson aidant, le bastonnait à chaque occasion qui se présentait. Il levait également la main sur son épouse car celle-ci n’avait jamais accepté qu’il considère leur enfant comme la cause de ses malheurs. Après son licenciement, M. Béssékon n’avait d’autre choix que de rentrer au village. Il ouvrit une petite boutique grâce à de bonnes volontés. Et chaque soir, il se soulait la gueule avant de rentrer à la maison, refusant d’accepter sa nouvelle situation qu’il considérait comme une déchéance sociale. Impuissante mais défiant toute peur, la dame regardait son mari s’approcher. Affreusement gai, M. Béssékon leva la main droite avec laquelle il tenait la ceinture et s’inclina vers sa femme pour être certain de ne pas rater le visage. C’est à ce moment qu’Apollos, oublié par son père après l’horion reçu, se remit de la douleur et se releva…
Tags : , , ,

Classés dans :

Cet article a été écrit par Hanielophir

Previous Post Next Post

Comments (5)

  • Licka choops 16 mars 2013 à 17 h 48 min

    j’aime la suite le père est toujours lache il mérite la prison ! moi je l’aurai tuer ce père la colère peu tout. Mais il faut encore attendre la suite et cela devient pesant !

     Reply
  • Josya Kangah
    josya kangah 16 mars 2013 à 19 h 54 min

    Quelle horreur, quelle cruauté, quelle méchanceté.
    Connaitre la lâcheté de son père, rester impuissant face à la souffrance de sa mère. Des yeux si jeunes ont vu et vécu l’horreur. yako!

    Belle et terrifiante inspiration

    Merci Hanielophir

     Reply
  • Hanielophir
    Hanielophir 16 mars 2013 à 20 h 49 min

    Merci Licka, merci Josya, eh oui, rien ne devrait justifier ce genre d’attitude mais bon…, ce genre d’hommes existent malheureusement! Reste une dernière partie et je me demande bien comment finira cette histoire???

     Reply
  • Heidi 16 mars 2013 à 21 h 55 min

    « La dame voyait son mari s’approcher avec un air de terreur se découvrant, pêle-mêle, à travers un sourire maléfique. » Je n’ai pas très bien compris cette phrase…
    On est hâte de savoir le fin mot de l’histoire.

     Reply
  • Hanielophir
    Hanielophir 17 mars 2013 à 15 h 23 min

    En fait Heidi, l’individu affichait un sourire bizarre au moment où il s’approchait de sa femme et vue le contexte, j’ai qualifié ce sourire de « maléfique ». Mais ce sourire n’était pas constant. Il l’alternait et le mélangeait à la fois à un autre visage propre à la circonstance c-à-d plus grave et effrayant, c’est ça l' »air de terreur » en question. Le terme « pêle-mêle » pour dire qu’il y avait un mélange de sourire et d’air de terreur sur le visage du monsieur au moment des faits.

     Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'auteur

Hanielophir