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Guy Erwin

L’AMOUR OU LA GLOIRE (4)

mai 27, 2014 3:50 Publié par

Il ouvrit et referma légèrement la porte et se mit à courir aussitôt en direction de l’ascenseur menant au dernier étage. Sans plus attendre, Valérie se leva brusquement du lit et le prit en filature. Elle le vit se diriger vers l’ascenseur et prit aussitôt les escaliers. Elle regardait attentivement les étages qu’elle dépassait afin de surprendre son époux mais personne. Elle se baladait à travers l’hôtel jusqu’au moment où elle arriva au dernier étage, elle continua sa balade lorsqu’elle fut interrompue dans sa marche par des cris venant de l’une des chambres de cet étage. Croyant entendre des cris de détresse elle s’approcha de la chambre puis tandis l’oreille, elle fut surprise, dégoûtée et trompée en même temps lorsqu’elle entendit ce dont il s’agissait dans cette chambre. C’était son époux évadé qui partageait un plaisir charnel avec une femme dont elle ignorait l’existence. C’était donc ça la cause de ses absences répétées et de son changement de comportement à son égard. Elle voulut s’en aller mais c’était comme si une force extérieure la maintenait sur place. Elle ne pouvait s’empêcher d’écouter les cris de leurs ébats .

-Oui , Jean Baptiste , j’aime ça . Défonce-moi ! Oh! Encore , ouiii , hurlait Sophie emplie de plaisir .

Tous ces cris perturbait Valérie, mais étant une femme forte et déterminée, elle reprit le contrôle et regagna sa chambre. Le lendemain matin à son réveil, comme d’habitude, Jean baptiste était couché près d’elle dormant comme un bébé. Il était couché et ronflait tel un porc comme si de rien n’était . – Comment a été ta nuit chéri, demanda Valérie . – hummm , un peu agitée mais très agréable, répondit Jean Baptiste en s’étirant. – c’est bizarre , j’ai eu l’impression de ne pas t’avoir senti près de moi cette nuit , comme si j’avais dormi toute seule. – c’est juste une impression chérie j’étais bel et bien là , près de toi , dormant comme un bébé.

Valérie avait maintenant sa preuve. De plus , Jean Baptiste continuait de lui mentir alors qu’elle l’avait surpris la nuit précédente dans un tourbillon de plaisir avec une autre femme. Elle décida de ne rien dire et de faire comme si de rien n’était , les choses se feraient d’elle-même .

Sophie aimait Jean Baptiste, elle le lui disait constamment , à chaque fois qu’elle le pouvait . Cependant , elle se sentait parfois délaissée et rejetée par lui lorsqu’elle le savait avec Valérie. Elle le voulait à elle toute seule , elle ne voulait pas le partager . Ils en avaient discuter longuement et Jean Baptiste lui avait promis qu’après les résultat du concours il demanderait le divorce et l’épouserait . Ce fut une très belle promesse mais Sophie n’y croyait pas .

Alors que le concours tant attendu par Jean baptiste approchait, Sophie reçu enfin la lettre représentant la réponse tant attendue par elle du concours organisé par l’ambassade des États Unis pour l’octroi d’une bourse d’étude. Sophie était heureuse et prise de panique a la fois. Elle avait les doigts qui palpitaient , le cœur qui battait aussi vite qu’une voiture de course sur un circuit. Ouvrir cette lettre la tétanisait car c’était ce pourquoi elle avait tant travaillé , c’était son plus grand rêve qui, peut-être, pouvait être réalisé à cet instant . Elle réussit au bout d’un moment à dompter sa peur et entreprit d’ouvrir la lettre. Mais cette peur , soudain , rejaillit et la fit trébucher direct sur son lit. Elle appela directement Jean Baptiste et lui annonça la nouvelle. Celui ci hurla de joie sans vraiment savoir de quoi il s’agissait dans cette lettre. Ils se donnèrent rendez-vous dans leur nid d’amour.

Ce fut très rapide , Sophie et Jean Baptiste se retrouvèrent comme convenu au point de rencontre , elle lui remit la lettre toujours fermée et tous deux prirent place sur le lit de la chambre d’hôtel . – Tu ne l’as pas encore ouverte ? demanda Jean Baptiste d’un air étonné . – Non chéri, j’avais peur de ce que je pourrais trouver à l’intérieur de cette lettre. Tu sais à quel point je suis sensible, répondit Sophie en éclatant en sanglot .

Jean Baptiste la pris dans ses bras et la serra fort contre lui afin de la rassurer. Elle avait confiance en lui et en son amour pour lui car elle savait qu’il ne ferait jamais rien pour la blesser. Toute la peur et la panique qui l’habitaient disparurent soudain et ils s’embrassèrent . – Tu sais, j’ai une idée , on va l’ouvrir ensemble, dit Jean Baptiste à moitié effrayé. – Ok je te suis , répondit Sophie en serrant fort la main de Jean Baptiste. – Peu importe ce que cette lettre dira , promets-moi que tu resteras calme. – Promis chéri …

Jean Baptiste ouvrit la lettre et se leva du lit , il s’éloigna de Sophie pour la lire afin d’en connaître le contenu avant de le lui annoncer . Il se mit à la lire tout en tournant en rond dans la pièce , il la lu à voix basse de peur que Sophie n’entende quelque chose qu’elle ne devrait pas. Selon cette lettre , l’ambassade des États Unis reconnaissait en Sophie un fort potentiel intellectuel et une volonté ferme au travail , sur la base de tous ces antécédents scolaires et ses nombreuses réussites universitaires , notamment ses résultat remarquables à ses différents examens. L’ambassade, par la voix de l’ambassadeur, acceptait l’octroi d’une bourse d’étude pour une durée de 3 ans en vue d’obtenir un doctorat à Mademoiselle Kouamé Sophie.

Jean Baptiste voulut crier et sauter de joie mais il se retint et fit une mine triste en s’approchant lentement de Sophie. Celle-ci ayant cru comprendre de quoi il s’agissait éclata en sanglot et aussitôt , Jean baptiste se mît à rire en se jetant sur le lit. Il lui annonça la véritable nouvelle et Sophie lui donna quelque tape affective et le serra ensuite dans ses bras . Ils partagèrent ainsi un agréable moment et se séparèrent le soir venu.

De retour dans sa chambre , Jean Baptiste ne trouva pas Valérie. Il se rendit donc à la réception pour se renseigner. Elle était allée rencontrer les organisateurs du concours de littérature africain sur demande de ces derniers . Ils avaient tenté de joindre Jean Baptiste mais celui- ci avait le téléphone fermé, étant occupé avec Sophie .

Jean Baptiste remonta dans sa chambre, pris une bonne douche chaude et se mit au lit. Il eu tout à coup froid, comme s’il était malade alors que le climatiseur était éteint. Il se sentit tout à coup bizarre et avait comme un poids sur la poitrine , il n’arrivait presque plus à respirer tant il était angoissé. Il savait que quelque chose n’allait pas.

(A suivre)

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Cet article a été écrit par Guy Erwin

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Comments (2)

  • M.C AGNINI
    M.C AGNINI 27 mai 2014 à 16 h 58 min

    Non ! Ais-je envie de crier. Vivement la suite. J’aime le caractère spontané de ce récit. On le lit d’un trait. Impatient !

     Reply
  • Licka choops 30 mai 2014 à 17 h 38 min

    d’un trait stéphane?

     Reply

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