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Guy Erwin

L’AMOUR OU LA GLOIRE (3)

mai 23, 2014 7:20 Publié par

Jean Baptiste jeta un dernier coup d’œil à son téléphone puis aux escaliers qui mènent à la chambre de peur que Valérie le surprenne . Une fois à l’extérieur, il réussit à dompter sa timidité et se laissa entraîner par la causerie. Les paroles coulaient de ses lèvres, et lui sous son charme l’écoutait .

Elle lui parlait de l’admiration quelle avait pour cette ville et des merveilleuses personnes quelle y a rencontré. Son charme ravageur et sa beauté divine firent tomber Jean Baptiste dans un état de transe totale. Il était subjugué par elle et ne prêtait aucune attention au mot quelle disait, son attention était porté sur ce magnifique corps qu’il avait sous les yeux. Sophie était mince telle une guêpe, elle avait les cheveux longs et le teint clair, un teint qui ravissait la plupart des hommes. Elle avait le cou long et des yeux de biche couverts d’une petite frange qui lui donnait un charme irrésistible. Elle portait une petite chemise blanche légèrement déboutonnée qui laissait apparaître l’orée de ses seins, elle était dotée de seins fermes et des fesses bien arrondies telle une belle africaine . Tout cela ne laissait pas Jean Baptiste indifférent , il en était même étourdi tant des idées lui montaient plein la tête, il n’avait rien écouté de toute la causerie faite par Sophie. Il fut rapidement ramené à la réalité par Sophie qui le savait évasif . – tu n’as rien écouté n’est-ce-pas ? – euh…désolé je pensais à deux ou trois petits trucs? – au fait , tu ne m’a pas dit ton nom. – ah oui… Je m’appelle Jean Baptiste Kougnon – moi c’est Kouamé Sophie. Quel est l’objet de ta visite ici ? – je suis écrivain et candidat au concours de littérature africain qui se tiendra ici même à Yamoussoukro, j’ai préfèré venir plus tôt , histoire de me familiariser avec l’endroit et stimuler ma créativité. Et toi que fais-tu dans la vie ? – ah bon c’est vraiment génial . Moi je viens de terminer une maîtrise en économie. J’ai postulé , il y a un mois pour une bourse d’étude auprès de l’ambassade des États-Unis à l’occasion d’un concours organisé par ces derniers. Je travaille donc en tant que réceptionniste dans cet hôtel pour subvenir à mes besoins en attendant les résultats.

– J’espère de tout cœur que tu seras prise pour cette bourse , dit-il en serrant Sophie dans ces bras .

Ce court instant d’étreinte fut rapidement interrompu par une sonnerie de téléphone. C’était celui de Jean Baptiste. Il jeta un bref regard puis sursauta tout en repoussant Sophie brusquement . C’était Valérie qui l’appelait , ça faisait deux heures de temps maintenant quelle l’attendait . Pris de panique , il raccrocha . – C’est ta femme ? N’aies pas peur , dit Sophie souriante. – Mais je ne sais pas quoi lui dire. J’étais sensé garer la voiture et la retrouver la haut , ça fait maintenant deux heures de temps . Oulala je suis complètement paumé . – Pas de panique , dit lui simplement que tu est resté sur la demande d’un de tes fervents lecteurs ayant insisté pour dîner et échanger avec toi , je suis sûr quelle te comprendra .

– J’espère que tu as raison …

Aussitôt , un nouvel appel de Valérie. Il s’éloigna légèrement de Sophie et décrocha . – oui chérie j’arrive j’ai été surpris par un lecteur qui a insisté pour m’invité à dîner et échanger avec moi . Ne t’inquiète pas je rentre . – j’ai eu peur ! Rentre vite chéri.

Jean-Baptiste fut soulagé et toute la peur qui l’habitait disparue soudain . – tu vois que tu paniquait pour rien, dit Sophie en lui donnant un léger baiser sur la joue – oui c’est toi qui avais raison. Je vais rentrer maintenant, faudrait pas qu’elle m’appelle une fois de plus parce que là , je ne saurai quoi lui dire .

Jean baptiste et Sophie se séparèrent tout en échangeant mutuellement leurs contacts . Il marchait lentement comme s’il n’avait pas envie de regagner sa chambre. Il marchait et réfléchissait à ce qu’il venait de vivre. Il avait l’impression d’une présence dans le dos, la sensation d’entendre une douce voix dans les oreilles telle une symphonie, ainsi que le parfum d’un être qu’il venait de quitter et auquel il se savait désormais lié.

* * *

Cela faisait maintenant deux semaines qu’ils étaient amants. Sophie et Jean Baptiste Kougnon vivaient un amour qui pour eux était unique. Ces deux semaines de relation furent passionnantes pour ce couple, ils se voyaient presque tous les jours et chaque soir lorsque Sophie finissait son service. Jean baptiste avait pris une chambre au dernier étage de l’hôtel où il logeait. C’était là qu’ils se retrouvaient Sophie et lui pour satisfaire leurs désirs et vivre leur amour à l’abri des regards indiscrets. Ils s’enfermaient à double tour et s’étreignaient au point de s’étouffer. Ils faisaient l’amour aussi longtemps qu’ils le pouvaient. Leurs ébats sexuels gênaient parfois les chambres voisines. C’était comme à télévision dans les séries romantiques. Il arrivait le premier dans la chambre et l’attendait. Lorsqu’elle finissait son service, elle montait le rejoindre .

– Salut Bébé , tu m’as manqué tu sais, dit Jean Baptiste d’un air romantique

Elle se colla à lui et ils s’étreignirent très fort. Lorsqu’elle éclata en sanglots, il se sépara d’elle et la jeta brusquement sur le lit. Il ôta rapidement sa chemise comme s’il était sous l’emprise d’une chaleur égalant celle d’un désert. Il se jeta alors sur elle et la serra fort, d’une étreinte désespérée et posa enfin ses lèvres sur les siennes , tandis que son cinquième membre se dressait tel un levier. Tout bascula soudain et ils se laissèrent emporter dans un tourbillon de passio , de mots doux , de caresse et d’envie .

C’était tous les jours le même scénario, Jean Baptiste et Sophie se retrouvaient en douce dans leur petit nids d’amour. Ces petites escapades étaient tellement fréquentes que Valérie finit par le remarquer. Ils ne se voyaient plus car Jean Baptiste était toujours parti, prétendant avoir besoin d’intimité et d’espace pour écrire, alors qu’il avait déjà terminé son œuvre et l’avait envoyé aux juges du concours. Valérie savait qu’il ne racontait que des mensonges, mais elle ne pouvait pas l’accuser d’un quelconque fait sans preuves .

Une nuit alors quelle dormait d’un sommeil de crocodile, Valérie vit Jean Baptiste se lever tout doucement et lentement du lit afin d’éviter de la réveiller. Il marchait à pas plume tel un voleur essayant de sortir sans bruit d’une maison qu’il venait de cambrioler .

(A suivre)

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