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Guy Erwin

L’AMOUR OU LA GLOIRE (2)

mai 20, 2014 4:53 Publié par

Cela faisait une semaine qu’ils étaient à Yamoussoukro, Valérie et Jean Baptiste Kougnon avait trouvé refuge à l’hôtel président de Yamoussoukro. Jean baptiste passait ses journées dans la chambre d’hôtel pour terminer son œuvre. Quant à Valérie, elle en profitait pour faire du tourisme  Elle a visité la basilique, le lac au caïman et tous les autres monuments qui contribuaient à l’embellissement de la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Le tourisme était devenue l’activité principale de Valérie, mais elle s’ennuyait parfois du fait que son mari ne soit pas avec elle pour profiter de cette merveilleuse ville. Il avait le nez plongé dans son livre et ne sortait presque jamais.

A l’occasion de la fête de l’indépendance qui était proche, le maire de Yamoussoukro décida d’organiser un défilé. Les échos d’un tel événement ne furent pas difficile à répandre. Les festivités officielles étaient prévues pour se tenir dans le centre ville. Valérie ne voulait en aucun cas manquer cet événement. Elle incita Jean Baptiste à l’accompagner. Celui-ci était un peu réticent du fait qu’il n’avait pas encore terminé son œuvre. Mais Valérie l’avait tellement supplié qu’il décida finalement de l’accompagner.

A leur arrivée , le défilé avait déjà commencé , et une foule immense bordait le boulevard, empêchant Jean Baptiste et Valérie de voir le spectacle. Aidé par un spectateur ayant reconnu Jean Baptiste, ceux-ci réussirent à se frayer un chemin dans la foule et se retrouvèrent dans une position idéale pour ne rien manquer du spectacle. Le défilé était assez diversifié. On voyait passer des représentants de toutes les couches sociales : des soldats, des cultivateurs, des femmes ménagères, des élèves… Mais pour Jean Baptiste, étant un admirateur de belle femme  le véritable régal du défilé passait là, justement devant ses yeux : les majorettes . Jean Baptiste était ébloui par le spectacle de ces beautés triées sur le volet et superbement habillées aux couleurs nationales, qui marchaient avec grâce, sous les regards de cette foule heureuse et conquis . Cela faisait un moment que l’attention de Jean Baptiste était polarisée sur l’une d’elles. Elle ravissait ses yeux et son être tout entier. Il en avait même oublié même la présence de son épouse. Elle le remplissait d’une émotion qu’il n’avait jamais éprouvé auparavant. Il la regardait passer et avait l’impression quelle le regardait aussi , mais il savait que ce n’était que son imagination qui agissait ; car au milieu de cette foule qui mourrait d’admiration pour elle , il était impossible pour elle de le remarquer. Mais il s’en moquait, il continua de la dévisager, il avait le nez plongé dans un nuage d’émotion. Il fut très rapidement sorti de sa rêverie par Valérie . – Alors tu dors? dit-elle souriante. – Euh non non chérie juste un peut distrait . – Tu ferais mieux de suivre c’est presque terminé.

A la fin du défilé Jean Baptiste et son épouse furent invités par le maire à partager un repas qui dura plus d’une heure . Le maire le remercia d’avoir pris part au défilé et lui signifia toute l’admiration qu’il avait pour lui et ses œuvres .

Jean Baptiste resta au parking pour garer la voiture tandis que Valérie monta dans la chambre se débarbouiller et se mettre au lit. Lorsqu’il entra dans le hall de l’hôtel, sur le point de regagner sa chambre, il fut stoppé dans sa marche par une vision qui l’éblouit , une vision si impertinente et si inattendue qu’il en faillit perdre le contrôle. Dans ce vaste hall, à la réception, se trouvait la fille qu’il avait aperçue au défilé. Elle était la réceptionniste de l’hôtel , elle qui lui semblait si loin ce matin était là devant lui. Il ne pouvait dire mot , l’effet qu’elle avait sur lui le tétanisait. Il resta immobile, là devant l’entrée, jusqu’à ce qu’il soit bousculé par quelqu’un essayant d’entrer. Il avança lentement et prit place dans l’un des sièges du hall tout en ayant un regard statique sur la fille du défilé, il la regardait effectuer avec grâce ce métier qui lui paraissait parfois ennuyeux. Il jeta un bref regard sur son téléphone, cherchant un appel de Valérie  étant donné tout le temps qu’il mettait . Alors qu’il regardait son téléphone , il entendit une voix tout près de lui .

– Alors toi tu ne fais que regarder ?

Jean Baptiste savait que cette question lui était adressée. Mais il n’eut point le courage ni la force de répondre, son corps s’était raidi soudain . Il réussit au bout d’un moment à se retourner et fut surpris de voir que la fille du défilé, la fille qui le faisait rêver depuis ce matin se trouvait là devant lui et lui faisait la conversation . – Moi c’est Sophie , et toi ? – Euh…je m’appelle Je..Jean… – Tu n’est pas très bavard , hein ?

Pour toute réponse il fit juste un mouvement des épaules. Elle lui fit un sourire puis ajouta: – J’ai l’impression que tu n’es pas à ton aise ici , moi non plus, sortons prendre l’air ! – Et…et ton poste, tu vas le laisser ? dit Jean Baptiste surpris. – Bien sûr que non , je vais me faire remplacer.

(A suivre)

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Cet article a été écrit par Guy Erwin

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Comments (1)

  • Licka choops 21 mai 2014 à 21 h 31 min

    J’ai lu et avec beaucoup de mal et je souffre encore de savoir qu’il y’a une suite! Enfait quand c’est trops loin c’est pas du tout cool! Pas du tout! Ton style est bien mais j’attends la fin finale lol de ton histoire pour te dire ce que j’en pense. Bravo cependant pour l’amour de la chose

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