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Marshall Kissy

J’AI OUVERT LE SILA MOI AUSSI…

novembre 6, 2014 7:01 Publié par

#JOUR 1

La communication autour du SILA, dans la ville d’Abidjan tout au moins, a été agressive. Dans le bon sens du terme. A mon sens en tout cas. Mille et un panneaux d’affichage avaient revêtu les couleurs de l’événement. Longtemps. Très longtemps à l’avance. Chapeau aux organisateurs pour cela. Mais pour les éditions à venir, il ne serait pas mal qu’on essaie de communiquer un tout petit peu autour de l’événement dans les villes de l’intérieur. Il n’y a pas que la télévision qui fait office de canal de communication. Et puis, tout le monde ne regarde pas la télé.

C’est le plus naturellement du monde qu’il m’était impossible d’oublier que le lancement du Salon International du Livre d’Abidjan était prévu pour le mercredi 5 novembre 2014. Je m’y rends donc. Courant 14h. J’y arrive aux alentours de 14h30. Je me crois en retard, puisque l’heure prévue pour ladite ouverture est bel et bien 14h30. Je me dépêche de fouler l’escalier au tapis rouge. Sans m’attarder sur les détails du décor. Il faut faire vite. Pour ne pas faire sonner l’heure africaine.

A l’intérieur. Premier coup d’œil : les gradins sont à moitié vides. Je ne m’offusque guère. C’est si habituel en effet ! C’aurait été un concert de musique DJ qu’on n’aurait pas eu un centimètre carré où percher son vilain pied. Pas besoin de vous faire un dessin. Vous le savez si bien. Que j’aime cette Côte d’ivoire amusante qui s’amuse et s’amuse à pointer un poignard dans le cœur de dame culture. Bon ! Passons.

A l’intérieur donc. Je salue l’hôtesse postée à l’entrée. Ou si vous préférez, je salue la jeune dame faisant le planton à l’entrée. Elle m’interroge :

–          Vous représentez une structure ? Vous êtes écrivain ? Journaliste ?

–          Non. Rien de tout cela, luis réponds-je.

Elle m’indique les gradins prévus pour les « anonymes » ; ces personnes simplement amoureuses du livre ou ayant un intérêt particulier pour lui. Il est pratiquement 15 à cet instant. Je m’installe. Je respire. Après quoi, un coup d’œil dans la grande salle. On peut distinguer, voir passer des noms. Non, beaucoup de noms ! Fatou Kéita, Fatou Fanny Cissé, Were-Were Liking, Auguste Gnaléhi, Koffi Koffi, Etty Macaire, Soilé Cheik Amidou, Inza Bamba, Foua Ernest de saint Sauveur, Isabelle Kassi Fofana, Luisiano N’dohou… Impossible de les citer tous. Refermons la liste de préférence.

Sur la table principale, aucune trace de ministre. Il s’agira de poireauter. Oui, poireauter.

Une heure après. 16h et quelques. Les officiels s’amènent. M. le ministre de la culture et de la francophonie Maurice Bandaman et Madame le/la (à votre convenance) ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique Kandia Camara. Ils s’installent sans transition. Aux côtés du représentant du DG de NEI-CEDA, éditeur sponsor officiel du SILA et de M. Agbia, commissaire général.

Leurs allocutions sont lancées. Pffft ! Qu’ils furent longs pour la plupart ! Surtout M. Agbia et Guy Lambin, DG de NEI-CEDA. J’ai toujours mare des discours fleuves. En fin de compte, ils s’avèrent peu efficaces. Intervenant en dernière position, M. Maurice Bandaman déclarait ouvert le SILA.

Je rappelle que deux prix ont été remis : Le grand prix littéraire national décerné à Charles Nokan pour l’ensemble de son œuvre et le prix « jeune écrivain » décerné à Hino Atita, auteure de Le grand masque a menti, chez NEI-CEDA. Ce livre est en lice pour le prix annuel que décerne Akwaba culture, qui a piloté les deux prix supra cités, à la demande du ministère de la culture. C’est à point nommé que la responsable Mme Isabelle Kassi Fofana avait remercié M. le ministre pour la confiance placée en sa structure. Charles Nokan et Hino Atita sont repartis respectivement avec 1 million et 500 mille francs CFA. Pas mal pour une première édition, même si à mon goût, c’est quand même peu. Et puis, une autre réserve : l’idée de prix jeune écrivain est bonne, mais elle gagnerait à être repensée dans sa réalisation.

Avec le large retard accusé, la visite des stands – les officiels ouvrant le bal – s’est terminée un peu tard. 18h et même au-delà. Nous autres qui n’avons pas de voiture avons été obligés de passer sous le laser de la forte pluie qui refusait tout bonnement de taire ses pleurs torrentiels. Je vous épargne l’état dans lequel j’étais. Dites-moi simplement yako !

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