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Vanessa

J’ai lu: l’aîné des orphelins de Tierno Monénembo

décembre 3, 2014 10:44 Publié par

       « L’aîné des orphelins » paru aux éditions  du Seuil en l’an 2000 est une oeuvre de Tierno  Monénembo. Elle relate la vie d’un adolescent  suite au génocide du Rwanda.  Du nom de Faustin Nsenghimana, ce jeune garçon de quinze ans se retrouve  en  prison pour avoir tué son ami Musinkoro. En attendant son exécution,  il se souvient non seulement de son village, du massacre qui a causé la mort de ses parents,mais aussi de la manière dont il  vivait après les « événements » de son pays.

Le génocide du Rwanda n’a pas laissé l’auteur indifférent. Il s’est imprégné de l’histoire de Faustin pour exposer les tares de ce pays. Un pays ravagé par une guerre fratricide dans laquelle de nombreux Tutsi ont trouvé la mort.  C’est le cas de Faustin dont le père Hutu a choisi de mourir avec sa femme Tutsi et son enfant

 « -Tu peux partir, toi! Tu es hutu ou non ? –Oui mais je ne partirai pas sans ma femme et mon enfant. (…) « -Sauve ta peau, Théoneste! Gémit celui-ci. Ne fais pas la mule! Tu as la chance d’être hutu, profites-en! (…) Pour nous vous êtes tous tutsi, ici. Et les Tutsi on les tue comme on veut! » .

 Faustin, lui  a été épargné par mégarde alors qu’il se trouvait avec ses parents et d’autres membres de sa communauté.

L’auteur présente des jeunes qui, après le massacre, se retrouvent sans famille, sans éducation. Certains adolescents vivent du vol : «  Et les garçons, outre  leur boulot de cireur et de portefaix, se devaient de rassembler dans les caches tout aliment ou bijou qu’ils pouvaient choper sans se faire  prendre. »

D’autres de prostitution : « Les filles devaient afficher un air assez malheureux  pour émouvoir les riches passants mais dans des tenues suffisamment propres pour, le cas échéant, pouvoir se glisser  dans le lit des vicelards qui ont du pognon. »

En somme,  Tierno Monénembo dépeint une société détériorée, marquée désormais par le banditisme, la prostitution, la propagation du sida et le port illicite d’armes.

 « -Dis-nous Faustin Nsenghimena, pourquoi avoir ce revolver ? – Vous le savez bien: tout le monde en a un en ville. »

L’auteur en utilisant un enfant comme narrateur montre avec un réalisme saisissant à quel point les actes des adultes se répercutent sur les enfants.  Faustin,  comme d’autres jeunes de son âge a répondu  à la violence par la violence.

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Cet article a été écrit par Vanessa

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Comments (1)

  • Heidi 3 décembre 2014 à 21 h 18 min

    Hello Vanessa,
    Ton CR est très bien mais selon moi, il manque la touche personnelle. A la fin de l article, je me suis demandée si tu recommandais ou non le livre …
    Je n aime pas les histoires trop douloureuses, donc je passerai mon chemin…

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