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Incurablement amoureux (1)

mars 30, 2015 9:39 Publié par
-(Papa) Alors là, ça commence à faire ! Trop c’est trop, quand il faut dire non, il faut le dire. C’est décidé, je mets fin à tout ça ! Où est-illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ? -(Maman) Mais pourquoi tu hurles encore après lui. Arrête ! Parle-lui plutôt ! Essaie de le comprendre. Ce ne sont là, que des caprices adolescents, ça lui passera. -Mais non ! Ça ne lui passera pas, si je ne commence pas par être dur, et austère. Nous avons tout essayé, tu ne vois pas. Il m’a encore menti. Il ne le fait pourtant jamais, il ne le fait que pour elle. Je dis elle, parce que c’est lui qui l’appelle comme cela. Elle a rendu mon garçon fou. Il faut que cela cesse. Où est-il merdeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ? Va me le chercher ! -Ne hurle pas je dis ! -Ok désolé ! Va me le trouver tout de même. Envoie le moi ce garnement. … J’étais fait ! Pris comme un rat, ma stratégie avait échoué. J’étais désormais ouvert comme un U. Oui, je parle comme cela. C’est nouveau je l’essaie donc ! Peut-être, cela vous plaira t-il ! Je tremblais, papa mandait maman vers moi le garnement. Je m’en allais, affronter mon destin. -Qu’est-ce que tu veux finalement ? Qu’est-ce que tu nous veux ? C’est décidé, tu feras ce que j’ai dit. Ton inscription est déjà faite, tu iras dans cette école et tu feras la seconde scientifique. Je ne veux plus te voir dans tes rêveries avec elle, elle est dangereuse pour toi. Nous avons déjà tout essayé. En plus de tes voyages habituels à New York, nous t’avons amené à Londres, puis à Marrakech. Tu ne démords toujours pas ! C’est elle que tu veux, et c’est elle que je refuse. Il n’y a pas deux capitaines, c’est moi qui décide et c’est décidé tu l’abandonnes. Sinon tu deviendras fou ! …Il était vraiment en colère Papa ! Je ne l’avais jamais vu de la sorte. Tout son corps était en colère avec lui. Il a jeté ces foudres de toutes parts ! Il m’a ordonné de… Et parce que, la foudre finie toujours par se taire, il s’est attendri et…A vous je peux faire des confidences. Je peux le faire, parce que Papa ne lit pas ce texte. Et même s’il le lit, il ne saura jamais que je suis un désobéissant incorrigible. Vous me croirez dingue, quand vous saurez tout. Pendant que je me faisais foudroyer, je n’entendais la voix de Papa que par bribe d’un son diminué, venu d’un lointain Nérée. Moi je pensais plutôt à elle ! A elle, puis à… Je pensais à la première phrase que Papa prononça. Je me suis dit, qu’il eut tort Papa, on ne dit pas : Alors là, ça commence à faire ! On dit plutôt : alors là, ça commence par bien faire. C’est une expression pourtant simple… Il ne faut pas jouer avec les phrases, c’est sacrée une phrase. Peut-être que, c’est moi qui avais tort… Papa craignit que je devinsse fou ! Je l’étais déjà. Il affirmait que, je ne lui mentais que pour elle. Mais pour qui, voudrait-il que je mentisse, si ce n’est pour mon amour ? C’est pour elle aussi, que j’écris comme cela. Moi je suis fou du subjonctif et… bref j’arrête ! J’ai décidé d’abdiquer ce soir-là. De ne plus la voir, de tout abandonner. D’en faire l’effort… Je n’allais pas quand même donner un infarctus à Papa. Je l’aimais. J’ai donc cessé. ————————————————————————————– Trois ans plus tard…la même scène. Non ! Plutôt à peu près la même scène. -(Papa) Alors là, ça recommence à faire ! Trop c’est trop, quand il faut dire non, il faut le dire. C’est décidé, je mets fin à tout ça ! Où est-illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ? -(Maman) Mais pourquoi tu hurles encore après lui. Arrête ! Parle-lui plutôt ! Essaie de le comprendre. Ce ne sont là, que des euphories post-baccalauréat, ça lui passera. -Mais non ! Ça ne lui passera pas, si je ne commence pas par être dur, et austère. Nous avons tout essayé, tu ne vois pas. Il m’a encore menti. Il ne le fait pourtant jamais, il ne le fait que pour elle. Je dis elle, parce que c’est lui qui l’appelle comme cela. Elle a rendu mon bachelier fou. Il faut que cela cesse. Ou est-il merdeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ? Va me le chercher ! C’est finie l’euphorie post-baccalauréat. Il faut encore que, je lui impose… -Ne hurle pas je dis ! Et ne soit pas grossier. -Ok désolé mon amour! Va me le trouver tout de même. Envoie-le moi ce bachelier égaré. …j’étais défait, encore une fois. Ouvert comme un U, et repris comme un… J’ai pourtant essayé moi, Papa ne me crut point. Elle contrôlait déjà tout mon être, je ne pouvais plus m’en défaire. C’était ma drogue, mon népenthès. (A suivre)
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