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Licka choops

IL FALLAIT BIEN UN POINT.

juin 25, 2014 9:26 Publié par

Nicolas;

J’aimerais te la faire classique. Te dire ces baratins que l’on raconte au début des lettres. Mais je n’ai jamais été une femme classique et tu le sais. Je suis directe et je le resterai. Je suis tombée amoureuse de toi un samedi. Non, ne va pas interroger ta mémoire. Ecoute moi. Ce fameux samedi je suis tombée sous le charme du bel idiot que tu es. Pardon de le dire, mais c’est ta façon stupide de me draguer qui m’a fait craquer. Non mais! Sérieusement tes blagues étaient toutes sans humour. Mais je me suis surprise à en rire! J’éclatais de rire quand tu me disais « une souris rencontre un chat dans un restaurant. Et la souris lui dit en riant: hé le chat tu n’aurais pas vu mon fromage? » Tu pèses, je pense, toi-même à ce moment ton manque d’humour. Mais moi j’en riais et sans forcer.

J’ai alors réalisé que mon coeur battait pour toi. Tout est allé vite ensuite. La grossesse, le mariage et les problèmes.  Je savais que tu m’épousais parce que j’attendais un enfant.  Cela ne faisait que deux mois que nous étions ensemble, et je voyais déjà ton amour pour moi courir. Il fuyait, se répandait. J’aurai pu et surtout dû dire non à l’église. Mais vois-tu j’étais amoureuse et je voulais rire encore de tes blagues idiotes.

Je crois que tu étais bien inspiré cette nuit là. Celle où nous avons fait l’amour délicieusement. C’est vrai que ivre comme nous l’étions, nous avions peut-être essayé des choses particulières car, surprise à l’accouchement, deux bébés pour le prix d’un.  Tu es devenu distant, absent, comme si je m’étais mise enceinte toute seule. J’ai supporté tu sais. Je me comportais en bonne épouse. Je priais, je faisais semblant de ne pas te voir avec tes putains et j’élevais mes enfants. Tu me touchais périodiquement! Disons une fois par semestre.  Tu revenais à la maison que quand tu avais les poches sèches.

Jamais, jamais en 4 ans dans cette galère je n’ai bronché! Car je suis épouse soumise. J’étais tienne et je brûlais d’amour et de passion pour toi.  Oh que j’ai mal ! Car j’en arrive au passage le plus triste de ma vie.

Ne te demande pas lequel car tu le sais très bien. Ne fait pas semblant de ne pas savoir de quoi je parle. Ce fameux dimanche, oui celui où tu as décidé d’etre un père et de sortir les petits. Tu as pris la voiture avec mes deux garçons! Mes deux petits anges! Et tu as osé aller te saouler la gueule. Tu aurais du crever dans cette accident! Crever tout seul!… Mes enfants ne méritaient pas cela.

Un accident! Houm, tu es rentré tout seul dans cette vitrine, seul. Tu l’a fait exprès pour me punir? Bravo tu m’as détruite. Après la mort des enfants j’ai sombré dans une dépression. J’ai même visité les fous un moment, mais je n’étais pas folle. J’avais juste une blessure trop profonde. Tu ne t’ai jamais excusé pour cette faute! Jamais tu n’a eu les couilles de reparler d’eux. Tu as utilisé ta baguette magique pour les effacer. J’aurai dû partir à ce moment là. Mais je te regardais et je voyais encore le gentil jeune homme du temps d’antan. Celui qui faisait battre mon coeur. Tu étais l’homme de ma vie et je voulais sauver notre mariage.

Puis monsieur Nicos à décidé de faire venir une pute à la maison. Une concubine féroce, ta Sandrine. En moins de temps qu’il n’a fallait pour le dire elle t’avait pondu 4 enfants, toutes des filles. Elle me chantait le même refrain à longueur de temps  » hé petite stérile! Viens que je te donne mes ovaires fertiles »

Comment as tu osé me faire cela? J’aurai tout accepté tout! Mais apprendre que tu avais osé me faire couper les trompes a été pour moi plus qu’un choc.

Ah Nicolas pourquoi? Je ne demandais qu’a t’aimer. Mais tu as brisé ma vie pièce par pièce. Tu as gagné!  Je ne prie plus pour toi. Et si tu lis cette lettre cela veut certainement dire que je ne t’attends plus non plus. Tant de choses que je t’ai pardonnées. L’amour est aveugle, j’en ai payé les frais. L’amour fait mal; je le sais. L’amour pardonne! Je l’ai fait. Mais l’amour à une conscience et aujourd’hui je l’apprends à mes dépends. Il fallait bien ça pour que je marque ce point final, et Dieu m’en ai témoin, je convertirai tout l’amour que je te porte en haine jusqu’a la fin de ma vie.

Leslie

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