About Author

HOPE

FOLLE DE TOI

janvier 9, 2014 9:28 Publié par

Tu as la mémoire courte, très courte même ! Qu’est-ce? Alzheimer ? Je suis le remède qu’il te faut. Je te rappellerai chaque jour qui je suis et combien tu m’aimes. Et même si tu oublies, je t’aimerai pour tous les deux. Tu guériras, mon amour te guérira ! Serais tu possédé par une femme-esprit ? Ou est cette mégère qu’on en finisse ! Oui qu’elle vienne lutter avec moi car ce soir j’ai la force de Jacob. Nous lutterons à la vie à la mort ! Je l’expédierai à nouveau dans le monde des ténèbres. Ou bien encore, je la convaincrai ! On va s’entendre ! On finit toujours par s’entendre. Je suis une bonne avocate tu sais ? Il n’y a que toi qui me résiste. Je sais !

Je sais ! Quelqu’un t’a menacé de mort pour que tu te sépares de moi? Reviens ! Mon plan est parfait. Nous le tuerons. Que dis-je ? Je le tuerai ! Inutile de salir tes douces mains. Caresse-moi encore une fois… J’ai déjà le mobile. Je connais un bon endroit pour cacher le corps. Non ! Il n’y aura pas de sang. De toute façon, il n’y a pas d’experts en crime dans ce pays.

Une fois encore…Dis-moi que tu m’aimes… Non ? Pourquoi ? Tu sembles avoir tourné la page si vite, plus vite que moi. Pourquoi ?

Plutôt mourir que de subir. Subir ton absence, subir ton oubli, subir ton indifférence, subir ce lourd silence. Oui ! Je préfère mourir plutôt que de continuer de ressentir ce sentiment horrible de rejet. Tu aimerais ça ?  Oui ? Oui ! Tu en serais ravi, j’en suis sûre. Mon corps nu, inerte avec une fleur et un dernier mot pour toi, mon amour. Au moins, tu me pleurerais, tu me regretterais peut-être. Peut-être aurais-je enfin cette attention que tu refuses de m’accorder. Tu ne m’aimes plus je le sais. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je me perds, je me perds dans ce labyrinthe émotionnel. Je m’égare dans ce tourbillon de pensées. Je veux penser pour toi, me dire à moi-même ce que tu ne me dis pas. Transformer, couvrir, embellir ce que je sais déjà. Pourquoi continues-tu à te murer dans ce silence. Parle ! Crie ! Hurle ! Ricane ! Fais quelque chose bon-sang ! Sale égoïste ! Lâche ! Imbécile ! Mais parle donc !

Je m’en allais mon chemin. Ma vie était alors un long fleuve tranquille jusqu’à ce que je croise ton chemin. Ils m’ont tous diagnostiqué la démence la première fois qu’ils m’ont aperçue fièrement accrochée à ton bras, toi, le « womanizer » du quartier.  La passion a tissé telle une araignée sa toile en moi et fini pas capturer mon cœur. Puis mon cœur a séché, commencé à se décomposer et la passion l’a englouti entier. Je me balade sans cœur. Il y a longtemps que je vis comme ça. Je ne fais plus de différence entre ce qui est agréable et ce qui est puant. D’ailleurs il goutte très bon le pain de la boulangerie poubelle. Dommage, tu n’es plus là pour manger avec moi. Qu’on savoure ce petit déjeuner copieux a même le sable. C’était bien ça notre amour, sans luxe ni superflu. Ma coiffure te plait-elle ? Je peux rajouter des mèches tu sais… On peut en trouver partout dans cette ville.

Regarde ma robe ! La dernière mode pour toi, toute noire et faite en sachets plastiques ! C’est très futuriste je sais ! ha ha ha ha…

On danse ? Viens je chante et on danse…

« Tu disais que j’étais la femme de ta vie… tu disais que j’m’inquiétais pour rien, pour rien… Tu m’as même juré qu’elle n’était qu’une amie… »

Tags :

Classés dans :, ,

Cet article a été écrit par HOPE

Previous Post Next Post

Comments (2)

  • Adje Valdo 9 janvier 2014 à 12 h 24 min

    Belle narration je trouve.
    Une question cependant, l’amour l’aurait poussé à la folie???

     Reply
  • SAS
    SAS 9 janvier 2014 à 14 h 27 min

    Simple et chic! Amour quand tu nous tiens. j’ai pouffer de rire à la fin, la robe faite de sachets…

     Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'auteur

HOPE