About Author

Pascaline Ahissi

FEMME, FEMME, FEMME

janvier 20, 2014 10:25 Publié par

Femme, Femme, Femme, qui es-tu Femme ?

Waouh ! Question vaste, difficile à y répondre. Or, c’est la question que je me pose depuis un bon moment, plus précisément depuis l’âge de 10 ans. Vous vous demandez pourquoi ? Eh bien, cela est dû au constat que j’ai fait depuis ma tendre enfance.

A l’âge de 10 ans, je me rendis au village pour les vacances de fin d’année chez la sœur aînée de ma mère. Le village d’AMELEKIA baptisé « petit paris » par les jeunes, qui chaque année organisaient des campings et des cérémonies sportives afin de mieux combler leurs temps, était l’un des plus beaux de la région du moyen Comoé. Vaste, agréable avec des habitants solidaires, il y faisait bon vivre pendant les vacances scolaires.

Au village, la vie des femmes se résumait à se réveiller tôt le matin avant même le cocorico du coq pour rendre leur demeure propre et apprêter le petit déjeuner du chef de famille et des enfants. Après cette gymnastique, la femme rejoignait son mari à la plantation pour lui apporter une aide dans les travaux champêtres sans toutefois omettre le repas de celui-ci lorsque le soleil serait au zénith. Le soir, elle était la première à rentrer au village avec un enfant au dos et sur la tête une cuvette chargée de manioc, banane, piment bref tous les condiments qu’il lui fallait pour la confection du plat du soir qui se résumait toujours au fameux foutou qui, en fait, est un mélange de manioc et de banane dont les Agni raffolent.

Oui c’était ainsi leur journée, journée de course contre la montre. Et le soir, après avoir nourri la petite famille ou même la grande, elle ne reposait la tête sur sa natte ou son lit qu’à une heure tardive sans toutefois omettre qu’elle devra être soumise à son homme s’il voulait avoir des rapports sexuels. Et pendant neuf longs et pénibles mois pour certaines c’est elle qui porte la progéniture et donne la vie.

De nos jours, être une femme, surtout en ville, c’est le même procédé qu’au village mais avec un emballage de modernité. La femme est toujours celle qui s’occupe du bien être de sa famille et s’assure de son bonheur. A 35 ans aujourd’hui, Managers Exécutive de ma société et représentante des filiales de celle-ci en Afrique de l’Ouest, je suis une femme très chargée, et toujours entre deux avions. Epanouie je le suis avec un époux avocat et deux beaux garçons. Dès mon premier pas dans la salle de classe de l’école indénié d’Abengourou, il y a 30 années, je pris mes études au sérieux parce que je ne voulais pas finir comme toutes les femmes du village qui malheureusement subissaient sans réagir. Aujourd’hui, mon plaisir est grand quand assise à l’arrière de ma voiture de fonction conduite par un chauffeur, je vois d’autres femmes conduire des voitures de marques, ou être conduite comme moi, je me dis que la femme à changer de camp et que dorénavant, elle est l’égal de l’homme. A cette pensée mon cœur se remplit de fierté et de dignité.

Toutefois, malgré nos titres, nos emplois du temps chargés, et nos salaires à sept chiffres voir plus, nous restons celles qui tiennent toujours la maison, même si c’est par personne interposée, à savoir les filles de maison appelées usuellement « bonne, servante » peu importe le nom choisi. Nous les femmes, sommes à la fois femme Ménagère, femme Educatrice, femme Mère, mais aussi femme Directrice de société, femme Ministre, femme Leader et femme Chef de l’Etat. Nous sommes depuis la création du monde celle qui donne la vie, celle qui détient la vie, et celle qui conduit à la vie et à la réussite sociale…Femme, nous le sommes.

Tags :

Classés dans :,

Cet article a été écrit par Pascaline Ahissi

Previous Post Next Post

Comments (4)

  • leslie achi 27 janvier 2014 à 12 h 43 min

    un peu évasif mais j’aime.
    j’ai aimé la partie femme ki donne la vie, ki la détient etc.

     Reply
    • PASCALINE AHISSI 29 janvier 2014 à 16 h 00 min

      c’est compris, je ferai de mon mieux la prochaine
      je serai plus expressive.
      merci

       Reply
  • M.C AGNINI
    M.C AGNINI 29 janvier 2014 à 15 h 16 min

    Tout simplement femme. Elle sera toujours au début et surtout à la fin. Et dire qu’elle est souvent banalisée, dévalorisée, marginalisée, brutalisée, martyrisée,
    « Et pendant neuf longs et pénibles mois pour certaines c’est elle qui porte la progéniture et donne la vie. » Tout est dit. Pour l’analyse je trouve que tu aurais dû jouer sur le lyrisme vu qu’il s’agit de la femme, le rendu aurait été plus accrocheur, plus « femme »
    Le texte est beau cependant, merci Pascaline Ahissi . . .

     Reply
    • PASCALINE AHISSI 29 janvier 2014 à 16 h 03 min

      merci a toi aussi et surtout pour tes remarques.
      j’en tiendrai compte.
      merci

       Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'auteur

Pascaline Ahissi