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Kpimba boy

EXCURSION DANS LES BOIS !

novembre 4, 2012 6:10 Publié par

Je marche seul dans la broussaille baignée par la lumière de la lune, en fait je marche à la suite de quelqu’un, plus précisément à SA poursuite ; c’est une splendide jeune femme, elle a atteint la fleur de l’âge, elle possède un corps que lui jalousent certainement d’autres, athlétique et respirant la santé. Ses extensions capillaires habilement tressées et colorées, composent sa coiffure flottant au vent, bougent au rythme de ses pas, exhalant le courant d’air qu’elle créé en se déplaçant d’une subtile, tendre et sucrée odeur de vanille, ses lèvres charnues, sont entrouvertes pour mieux laisser passer l’air frais et vivifiant. Ses jambes sont de longs fuseaux d’ébène ceints par une musculature puissante, elle se déplace avec vitesse et agilité. Ses yeux, divins orbes cristallins, sous le couvert de ses lourdes paupières combinés à l’éclat de ses si belles pupilles noisettes lui font un regard envoutant, jettent de temps en temps de rapides regards en arrière. Elle doit avoir certainement  la bouche sèche, la plante des pieds écorchée et assurément le cœur qui bat la chamade, cela est tout à fait normal, elle court depuis environ vingt minutes sans chaussures.

Elle a vingt-cinq ans et est pleine de vie, elle est très extravertie et d’un naturel enjoué, elle sait aussi attirer les bonnes grâces des hommes notamment en les charmant, usant volontiers de ses atouts s’il le faut, elle est un peu maladroite sur les bords, mais sait se tenir quand il le faut, il lui arrive de mentir parfois pour atteindre ses objectifs, mais jamais pour blesser, bien que pas très futée elle a ce quelque chose de chaleureux qui lui permet de nouer rapidement des liens, aptitude qui lui est utile tant dans la vie de tout les jours que dans son emploi de serveuse, un « job provisoire » selon ses dires, elle veux être actrice, ou se voit égérie d’une grande marque. Je l’ai rencontré dans mon restaurant habituel, tout de suite, le courant est passé, nous devînmes rapidement amis… en tout cas a ses yeux, mais l’erreur est fatalement humaine.

Bien que  je presse le pas, je reste confiant dans mon espoir de la rattraper, après tout je suis moi aussi bien bâti, bien que de constitution moyenne et d’apparence plutôt banale, je reste athlétique pour mon âge, je fais chaque dimanche matin mon jogging, et fréquente régulièrement l’une des nombreuses salles de sport que compte la ville, avec tous ces efforts mon corps était plus puissant que jamais, et mon objectif à ma portée. Mes pas se firent plus pressant, bien qu’amusé par toute cette course, je commençais à me lasser, il est vrai que j’avais d’autres choses à faire, d’autre gens à visiter.

Il eut un premier bruit métallique, puis un second, sourd et bref, en effet elle venais de tomber, atteinte par une hachette lancée un peu plus tôt, elle chutât dans un fourré proche, en quelque foulées je parvins à l’endroit, pas de chance, elle ne bouge déjà plus. J’aurais bien aimé le contraire, elle était malheureusement trop faible, ou le coup fût trop mortel, je n’en sais rien, cela me gâche une partie du plaisir car je préfère les voir gigoter un peu, les voir supplier, implorer, puis voir leurs espoirs mourir pour enfin disparaitre, devant mon sourire, cruelle preuve de mon inhumanité au grand jour.

Il est temps de faire jouer l’huile de coude, le temps d’un rapide aller-retour vers mon véhicule, me voilà avec mes outils, mes jouets, le décor est planté, les protagonistes sont parés, il est temps de commencer. Je prends soin avant tout avec minutie de lui « prélever » une mèche de cheveux, ça sera mon trophée, une façon de la garder près de moi, que voulez vous ? Je suis un éternel romantique ; ensuite je débite son corps en morceaux de taille égale avant de les emballer avec plusieurs épaisseurs de toile cirée, cela me demande un peu plus de concentration, en vérité je ne suis pas très à l’aise aujourd’hui, l’air est moite, il a fait très chaud ces derniers jours et plu la veille, et le toit végétal de ce bois a créé un véritable microclimat, bonheur des plantes et mycètes et cauchemar de l’homme en chemise polyester. Mais je dois m’accrocher encore un peu, elle m’en voudrait de faire un travail bâclé, elle est si coquette.

Voilà j’ai fini, il ne reste plus qu’à lester le tout et a le jeter dans la lagune, et je pourrais prendre une douche vivifiante et revigorante, avant d’aller honorer mes autres « rendez-vous », le soleil étend ses bras dorés à travers le capuchon végétal jusqu’à moi, mon petit doigt me dit que ce sera une splendide journée.

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Cet article a été écrit par Kpimba boy

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Comments (2)

  • bee 4 novembre 2012 à 15 h 12 min

    un petit coté dexter!

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  • Spé Ciale 12 février 2013 à 20 h 53 min

    Un serial killer drôle… Maman! Ça donne la chair de poule, je ris jaune. Vraiment joli texte

     Reply

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