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Pascaline Ahissi

COMME UN VOLEUR

novembre 18, 2013 9:09 Publié par

Mon âme était si tourmentée que je n’avais plus le bonheur d’être parmi les humains, de jouir de la vie et de ces fruits qui souvent se représente comme un couteau à double face. Paradoxale, elle est, cette vie qui souvent s’offre à nous dans un flot de joie entremêlée de douleurs, de craintes et d’angoisse.

Je vivais dans ce foyer que j’avais tant désiré et qui finalement m’attristait et me désolait. Attablée sur la terrasse de ce restaurant qui accueillait chaque vacance les expatriés des continents voisins, et qui était réputé pour son calme et sa belle vue sur la piscine en forme de cœur, sans omettre la décoration qui ne laissait personne indifférente, œuvre de la décoratrice ivoirienne CHRISTIANE AFRAN CHIRARA. Assaillie par mes pensées, je ne te vis pas quand tu t’assis en face de moi avec assurance et élégance. Sans me donner le temps de réagir tu me fis le plus beau sourire qui existait, me laissant découvrir l’éclat de tes dents si blanches et de la brèche qui l’embellissait encore davantage. Tu sais, ce sourire a été pour moi le réveil d’un coma profond dans lequel j’étais depuis plusieurs années.

Ce jour là, je sentis ta flèche me transpercer le cœur, et je sus en mon fort intérieur que mon cœur, pire mon âme t’appartiendrait. Assis à ma table, tu ne me dis aucun mot, tu te contentais de me sourire de temps à autres lorsque tu levais les yeux de ton ordinateur portable. A chacun de tes sourires, je rougissais, et tu t’en étais rendu compte puisque tu tirais ton plaisir dans le mal que tu m’infligeais. Te voir en diable comme tout le monde m’était impossible. Tous jetaient leur regard dans la direction opposée de la tienne, par contre moi, je ne me lassais pas de plonger mon regard dans le tien, peu importe les regards de pitié qui convergeaient vers moi.

Depuis ce jour où tu t’es installé dans mon cœur comme un voleur, je ne fais que penser à toi. Je rêve à ce que seraient nos instants d’intimités, nos échanges corporels et aussi à nos moments de disputes par texto, téléphone ou face à face.

Les samedis sont des jours d’immenses joies pour moi, car je sais que je te verrai dans l’après-midi afin de te contempler et de te laisser déguster chaque partie de ma morphologie. Tu es devenu en un bref instant le but de ma vie, ma raison de vivre. Oui, en une fraction de seconde, tu as envahi mes pensées. Ma vie ne se limitait qu’à ta personne. Assise au bureau, je n’avais que toi dans mes pensées, au point ou mon travail accusait du retard, dans mon lit en pleine intimité avec mon époux, c’est ton visage qui m’apparaissait. Pire même à la messe du dimanche, tu devenais mon dieu, car tu occupais la place qui normalement revient à mon créateur, le DIEU souverain qui t’a défini comme un péché pour moi.

Que faire alors dans cette situation que je ne maîtrisais pas. Les conseils, j’en ai reçus de tous, de ma mère, me suppliant de faire attention à mes actes, des femmes qui vivaient la même situation que moi, elles me conseillaient de te quitter tout en me consolant. Malheureusement tout comme elles avant moi, c’était un supplice. Et comme une oreille obstruée, je n’entendais rien de leurs mises en garde. J’étais plutôt motivée par je ne sais quoi dans notre histoire qui absorbait tout mon être. Par contre j’étais heureuse de la vivre avec toute la passion qu’elle comportait nonobstant les risques que je prenais…….Ah l’infidélité quand tu nous tiens.

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Cet article a été écrit par Pascaline Ahissi

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Comments (4)

  • M.C AGNINI
    M.C AGNINI 18 novembre 2013 à 20 h 31 min

    Le texte est bien rédigé, mais je trouve – avis personnel – qu’il aurait pu être plus vivant, plus accrocheur. Il y a comme un ingrédient qui manque, le genre qui te donne cette envie de dévorer le texte d’un trait.
    Extrait d’une portion qui a attiré mon attention : « le DIEU souverain qui t’a défini comme un péché pour moi. » Lourd de sens . . .
    Merci Pascaline Ahissi pour cet instant de lecture.

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    • AHISSI 21 novembre 2013 à 16 h 08 min

      JE VOUS REMERCIE POUR VOTRE FRANCHISE
      JE TIENDRAI COMPTE DE VOTRE AVIS POUR LA SUITE

       Reply
  • Licka choops 19 novembre 2013 à 19 h 13 min

    Je rejoins Agnini. Ce texte manque de quelques choses, pour moi d’une vive émotion.
    Pourtant l’infidélité est un thème que l’on peut très bien exploité mais je n’ai pas été conquise.
    Mais ce qui est bien dans le domaine de l’écriture, c’est que ton texte trouvera grâce au yeux d’un lecteur au moins et c’est déjà bon. Alors moi je te conseille de revoir ton exploitation. On s’ennui facilement dans la lecture et on risque de ne même pas chercher à connaitre la fin.
    Cependant c’est une production admirable parce qu’elle vient de ton travail et je te dit bonne chance pour la suite.

     Reply
    • AHISSI 21 novembre 2013 à 16 h 11 min

      merci beaucoup pour vos critiques,
      vos conseils m’aideront à m’améliorer dans la suite de cette belle aventure.
      merci

       Reply

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