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CAPO RAMBO GUEULE CASSEE (2)

janvier 15, 2014 1:18 Publié par
       A cause des films de guerre, je voulais être soldat, militaire, gendarme, aller en mission et être le brave, faire le brave comme Rambo mon jumeau. J’étais encore trop enfant pour devenir ça ! Je devais donc attendre et j’étais pressé. C’est là que politique à tout arrangé, arrangement gâté! Politique et politicien là, je vais pas trop parler, ça sera trop long et trop dangereux. En plus je serai triste, très triste et je serai capable de beaucoup de chose, me venger, ou encore… Politique et politiciens sont venus nous dire qu’on s’aime pas, que le pays doit être gâté, qu’on doit prendre les armes pour faire la guerre sinon les autres n’allaient pas nous rater, qu’ils allaient nous voler, violer, tuer, tuer nos parents, qu’ils n’aimaient pas notre ethnie, notre religion, notre région… En plus de tout cela, il n’y avait plus école, école était gâtée, finie, pourrie… donc, ils restaient que la guerre et l’infanterie. Pour nous c’était pas infanterie, mais ‘’enfanterie’’… On était tous enfants soldats. J’étais enfin devenu Rambo, mais il faut dire à tout le monde que Rambo, c’est comme père noël, çà n’existe pas, c’est vrai qu’à la télé. Moi enfant soldat, ce que je voyais dans film, je n’ai jamais vu ça sur le terrain. D’ailleurs même, quand on est enfant, on n’est pas soldat. C’est quoi ce surnom, c’est bête ! Il n’y a que les grands, ces bêtes en costards qui inventent ces appellations pour faire les intelligents. Soit enfant, soit soldat. Soit rameau, soit kalache ! Moi je refuse qu’on m’appelle comme cela, sinon je m’énerve. Quand je m’énerve, je peux faire beaucoup, beaucoup de mal,  je peux… Je continue avec le terrain… Rapidement on nous à drogué, la drogue dure. On a violé aussi, violé beaucoup. Au début moi je voulais pas ! Mais on m’a forcé, et j’ai fini par aimer, c’était chic, femme cadeau. Enfant soldat, devient toujours enfant-violeur-soldat ; ça ne ment pas. C’est  Commandant chef qui nous a montré tout ça. C’est lui aussi qui nous a tous donné grande chérie. On a tous pris grande chérie. On appelait la drogue grande chérie ou grande Mama, parce que sans grande chérie ; on ne pouvait pas prendre petite chérie. Petite chérie, c’est kalache. Croyez-moi, Il faut droguer les enfants, pour qu’ils puissent prendre petite chérie, c’est aujourd’hui que je comprends ça. Aujourd’hui, je ne suis plus drogué ! Petite chérie est laide, trop vilaine gondolée, avec beaucoup de bosses. En plus ça fait mourir, beaucoup mourir, c’est trop simple pour quelque chose qui fait mourir. Petite chérie ne fait pas ça radine, il suffit de… et tatatatatatatatatata c’est parti et ça tue mal et grave. Quand enfant soldat est drogué et qu’il à pris petite chérie, on peut plus le contrôler, il devient comme lion dans bergerie, faut qu’il mange, et saigne. Quand enfant soldat a pris petite chérie, ça devient plus mauvais que les grands, ça tue sans pitié, c’est mauvais et c’est malade. C’est comme s’il n’avait plus cœur, normal il n’est plus enfant… Son cœur qu’on a pris là, il cherche ça dans poitrine des grands qu’il a en face de lui, il tue et tue très mal. Il tue très mal, mais on le tue lui aussi très mal, il n’est pas  invincible. C’est faux grigri protège pas. Balle de blanc là, ça fait grigri grillage. C’est dans ça moi, j’ai perdu pied et petit pied… On nous à dit, qu’on devait attaquer une grande ville ce soir. Comme moi capo Rambo, j’étais chef de bataillon des chérubins de la mort ou encore walkyries ; on m’a demandé de tout diriger. Ça aussi c’est bête, encore des bêtises de grands en treillis. Quand on est chérubin on n’enlève pas vie, on la protège. Soit chérubin, soit assassin ! Soit ange soit démon ! Revenons à pied et petit pied… Ce jour là c’était concert DJ, il y avait donc beaucoup de grands boum. Mes amis criaient mon nom et m’applaudissaient, j’étais content. J’ai causé à mes grigris, j’ai enfourché petite chérie. Avant, grande chérie et moi on à fait l’amour fort. Je me suis mis en avant, on était au porte de la ville, je courais dans tout les sens. Je tirais sur tout ce qui bouge, j’ai fait du mal à l’ennemi, beaucoup trop de mal. Leur chef à dit, qu’il devait me descendre car à moi seul, je représentais la moitié des chérubins… Les chérubins avançaient, petit pablo avait été touché par balle, ça pissait son sang grave. Commandant chef a dit de le laisser là et d’avancer prendre la ville… moi je dis non ! Comment ça ? Pablo c’est mon gars, en plus moi je peux pas laisser mon chérubin là comme cela, Rambo ne laisse jamais ces soldats je suis aller chercher petit pablo, je faisais dos au front, personne ne m’a couvert, ça faisait des grands boum, et je n’ai plus rien entendu… Voilà comment je suis devenu Capo Rambo, enfant soldat et comment je suis revenu homme demi sans pied et petit pied… Il y beaucoup à dire Madame du secours psychologique des enfants soldats, mais je vais m’arrêter là. Je ne voulais même pas parler, mais comme le rêve vient et vient toujours, c’est pour cela je suis venu ici… Je revois toujours la scène, le cauchemarêve ne me laisse pas, je crois qu’il sera mon ami pour toujours, mon seul souvenir… Petit pablo va peut être vous expliquer le reste ou beaucoup encore, moi je vais m’asseoir, j’ai plus de force et de courage… et je suis fatigué avec ma béquille. Petit pablo, va vous parler de la ville qu’on devait prendre et de commandant chef. La ville là, c’était ville minière et diamantifère… depuis, commandant chef gère tout la bas grâce à nous, il est devenu milliardaire et ne pense plus à nous, nous les gueules cassés, c’est comme cela qu’on nous appelle, maintenant. C’est mon nouveau nom : capo Rambo gueule cassée.   FIN
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Cet article a été écrit par SAS

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Comments (2)

  • M.C AGNINI
    M.C AGNINI 16 janvier 2014 à 12 h 20 min

    Triste réalité. Merci SAS pour ce style qui fait ressortir un rien de réaliste dans ce récit d’enfant soldat.

     Reply
  • Adje Valdo 21 janvier 2014 à 19 h 19 min

    Dure réalité que celle de la guerre et de l’après guerre, dur aussi, l’exercice de l’auteur, celui de se glisser dans la peau de cet enfant soldat, avec des mots propres à son monde.

     Reply

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