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AVAIT-IL RAISON?

février 17, 2013 5:45 Publié par

Non mais pour qui je me suis pris ! Je n’avais qu’à fermer ma grande gueule cette fois-ci. Qui diantre, m’avait enjoint à l’ouvrir ? C’est ainsi, j’étais un sacré jactant : toujours mots à dire, toujours tout à dédire. Me voilà Aujourd’hui détruit par ce regard foudroyant dont il me flasha, détruit par ce dernier regard hurlant sa déception quant à moi.

C’est pourtant cela qui en moi l’aguicha, « ma grande gueule ». Lui ne l’aurait pas dit ainsi, il avait le verbe dans les veines, les mots lui venaient d’un naturel que je jalousais, c’était secrètement mon héros. Il me fascinait à l’étymon du vocable : un doux mélange d’attirance et de rejet. Toi je t’aime bien qu’il m’avait dit, tu n’as pas la langue sous les bottes ! Il faut s’en féliciter. Dans cette classe au silence criard et affligeant, j’amoure tout étudiant qui comme toi parle, conteste, nuance… C’est pourtant en exerçant cette liberté de ton, que j’ai tout sabordé: ainsi sont nos charmes, objet de gloires à l’endroit et cause de déclins à l’envers.

Sacré prof qu’il était. Professeur de philosophie, sur moi il avait eu l’effet de plusieurs Tsunamis. Il avait tout bouleversé en moi, il m’avait fait douter de tout, de mes certitudes les plus absolues, mes espérances les plus intrinsèques. Dans le dictionnaire de ma vie, tous les vocables avaient désormais un autre sens. Des hommes comme lui, il n’en courait pas les rues.

Agaçant et excessif à certains égards, il était tout de même exceptionnel. J’avais l’impression qu’il jouait un rôle, qu’il surajoutait à son étrangeté rien que pour nous captiver. Ça marchait bien avec moi, puisque depuis notre rencontre, il ne passa heure sans qu’à lui je ne songeai. Il rentrait en salle Apollon, à notre vue devenait Prométhée ; puis terminait son cours homme aux mains, visage et vêtements pleins de craie. Il aimait à dire que les traces de craie sur lui, étaient les flagellations de sa passion. «On est toujours flagellé de ses passions qu’il disait, heureux que les miennes me soient si tendres et blanches.»

Il était orateur retors et avait un respect scrupuleux de la langue qui nous bluffait tous. Oui ! Je vous l’avoue j’ai une vénération impitoyable pour les mots. Chaque vocable lâché de votre souffle doit être résurrection de Molière et un éloge à Démosthène… Tels étaient ses mots. Ses discours étaient des pyramides, de joyaux grammaticaux. Il était d’un atticisme à complexer et ennuyer à la fois, comme lorsqu’il pourfendait la parcellisation des sciences.

«Je ne suis spécialiste de rien, toutes les disciplines me sont donc esclaves. La spécialisation et la parcellisation des sciences sont les plus grands crimes jamais commis contre votre intelligence. Untel se dira littéraire, et le voilà perdu pour les mathématiques et la physique. Celui-ci se dira scientifique, et le voici perdu pour l’histoire, la philosophie, la littérature. Mon Dieu comment peut-on vivre sans littérature ? Autrefois, l’on était grand Mathématicien, parce que l’on fût d’abord grand philosophe et littéraire. C’est tout le contraire aujourd’hui sacré temps ! Apprenez de tout, parce que votre intelligence s’y prête. Au diable donc la spécialisation, dont les miasmes vous vérolent et cryogénisent votre génie cognitif.»

Lui seul pouvait phraser ainsi, il était un conglomérat de savoir philosophique, mathématique, littéraire, historique, politique…En deux heures, il nous faisait villégiaturer de la préhistoire à l’époque contemporaine en passant par l’antiquité et le moyen-âge. Avec lui la philosophie cessait d’être cette discipline hautement spéculative qu’on enseignait dans les lycées. Toujours debout comme un chêne, il nous parlait état, conscience, droit, politique, violence… avec une rigueur et une vivacité qui ne laissait personne indifférent. Passant d’Aristote à Sénèque, de Sénèque à Diogène, de Freud à Marx, de Marx à Morin… Il était capable de nous déclamer sans sourciller des vers de Dadié, Zaourou, Senghor, Césaire, Hugo, Verlaine… Puis nous réciter des pans entiers d’œuvres de classiques tant Ivoiriens, Africains que Français ; Adiaffi, Kourouma, Nokan Soyinka, Béti, Céline, Proust… n’avaient aucun secret pour lui. Il nous parlait de l’Afrique avec une passion contaminante. Pour lui ses penseurs, son histoire, son droit étaient inconnus et mal connus et gagneraient à l’être, surtout de nous. Il me semblait indépassable et intarissable, c’était le nec plus ultra en matière de transmission de savoir.

Nous, nous étions l’élite, les meilleurs. On disait de nous que nous étions la relève, l’excellence. Depuis trois ans maintenant qu’on nous bassinait avec ce catéchisme savamment tissé. Nous étions en terminal, et fréquentions un lycée d’excellence, le lycée par excellence. Faire partie de l’effectif de notre établissement, garantissait un avenir sans plis. Nous nous rêvions, ingénieur informaticien, ingénieur commercial, expert-comptable, actuaires, Financiers, Banquiers, Marketeur…Avec un tel avenir, qu’avions-nous à foutre avec la philosophie et la littérature… ces disciplines que nos prédécesseurs nous avaient brillamment déconseillés : «c’est une perte de temps, c’est pour les beaux parleurs et les rêveurs tout ça. En plus c’est pour les femmes la littérature… De surcroît, on peut bien avoir le Bac sans cela, devenir ce que nous souhaitions être sans toutes ces encombrantes matières…»

C’est cette appréhension des choses teintée d’univocité, que notre nouveau professeur avait guillotinée. Son insolent et impérial savoir avait rapetissé, les arrogants savants que nous croyions être. Il avait flétri nos vérités dans leurs quiddités et au gibet avait conduit tous les poncifs dont nous harnachions nos conceptions. Sous un ton assez caustique dont nous riions-nous même, il nous avait attifés de badins quolibets.

«Mes joyeux ignorantins, mes diplômés sans savoirs, mes heureux ignorants… le drame avec vous c’est qu’on vous fit roi, avant que n’ayez conquis trône. Vous n’êtes ni savants, ni excellents, ni la relève. Ce n’est point avec des diplômes que l’on forme une relève, mais avec des idées et sans lectures point d’idées, sans livres point d’idées. Vous vous glorifiez du néant donc, car chacun de vous ici présent me confessa, que le dernier livre, roman, essai… qu’il lût date accidentellement de 5 ans au moins et qu’il ne le termina point. Incandescent qu’au furtif batifolage, vous êtes prêts à vous encanailler à moindre coût, à dépenser dans des concerts aux sonorités ‘’tympanisantes’’ et abrutissantes, mais incapables d’acheter un livre. Comment peut-on prétendre être la relève sans idées ? Ailleurs, on l’est que parce qu’on dispose d’un bagage culturel minime. Tous autant que vous êtes, vous deviendrez sûrement de fortunés cadres, mais croyez-m’en vous demeurerez des ignorants ‘’fondationels’’. Vous ne pourrez rien apporter à votre pays. D’ailleurs, il n’y a que l’ignorance qu’on vous enseigna, ignorance de vous donc de tout. Où croyez-vous aller en ignorant tout de vous-même ? Vous voici à la porte de l’université et ignorant tout de votre passé, votre histoire… 50 ans que ça dure et jusque-là, aucune théorie juridique, économique, politique… n’est à lister au crédit de l’Afrique. Nous ne sommes que les joyeux consommateurs des idées des autres. C’est d’ailleurs ce que vous deviendrez. Des consommateurs indistingués du prêt à penser international. Qu’auriez-vous à présenter au rendez-vous du donner et du recevoir ? Rien, rien…alors de grâce ne vous présentez plus à moi comme relève…»

Tel est le verbatim de sa dernière diatribe, celle avant que nous partions pour noël. Avec son sempiternel humour noir, il nous interrogea : « Que Diable pensera Christ, s’il apprenait qu’en son nom chaque année des jeunes sont mis en congés, histoire d’étoffer la masse de soûlographes pullulant nos rues ? »Il a drôlement renchéri en ces termes : « Rouvrez vos dictionnaires et si vous n’en avez pas, achetez-en ou faites-vous en offrir au plus vite pour noël. La dictée que je vous ai faite confirme ce que je pensais, vous et vos claviers devez être jugés pour crime : la grammaire, la conjugaison, l’orthographe, la syntaxe sont morts sous votre empire… A la naissance du tchatche a succédé le décès des règles du Français.»

Décidément, rien ne le satisfaisait, il agaçait tout le monde, même les autorités de l’école. Le proviseur l’avait d’ailleurs congédié, mais suite à une pression assez surprenante de notre part, il avait été autorisé à continuer ses cours jusqu’au terme de l’année. Il nous demanda un petit exercice. Nous devions rédiger quelques lignes sur l’Afrique et les Noirs, ses grands auteurs, ses savants….

…C’est ce matin que j’ai tout gâché, ce matin de retour de congés. J’étais pourtant joyeux de le revoir, l’entendre… Il est rentré dans son dies irae, a piqué une crise terrible et nous a informés qu’il décidait de partir, il ne dispenserait plus de cours, puisque cela ne nous intéressait guère. Certes, aucun de nous n’avait rédigé le petit exercice qu’il nous avait demandé, cependant il avait tort de penser ainsi. La classe entière l’appréciait et nous prenions plaisir en sa société. Moi je l’avais fait son exercice, j’avais juste honte du mien, il avait été un peu bâclé. Je désirais tellement l’impressionner, que je ne souhaitais guère lui présenter mon travail tel qu’il était. En réalité, je ne disposais que d’une maigre information, où trouver des informations sur des savants Noirs ? A sa colère avait succédé la mienne, j’avais peur en réalité, il faisait désormais partie de ma vie et je ne souhaitais pas le perdre. De quel droit se permettait-il de nous planter ainsi ? De nous abandonner maintenant ? Je me sentais tel un amant éconduit, je n’ai pas réussi à calmer mes sentiments et je lui ai tout dégueulé.

«Vous ! Oui vous, nous en avons un peu marre de vos manies, votre prétention à tout savoir, tout pourfendre et vitupérer. De quel droit vous permettez-vous d’entrer dans nos vies et d’en sortir à votre aise comme dans un moulin ? Que voulez-vous que nous fassions de la littérature, des romans, de l’histoire, de la philosophie ? D’ailleurs nous serons bacheliers sans vos inutiles matières, on se fout pas mal de vos auteurs, de votre littérature. En réalité, vous pestez parce que vous êtes jaloux de nous, une haine profonde vous rancit parce que vous n’êtes rien. Oui rien. Pour votre dissertation, sachez que nous n’avons rien écrit parce que nous n’avons rien à écrire. Très cher Monsieur, le Noir n’a rien inventé, ni rien créé. Ni en Mathématique, ni en science, ni en droit, ni en quoi que ce soit. Tout vient d’ailleurs, tout vous m’entendez tout…» Je me suis effondré par la suite, mes yeux avaient pris le relais à ma bouche.

Il était à quelques centimètres de la porte quand je l’apostrophai violemment. Il s’est lentement retourné, s’est dirigé vers la table de manière altière. Il s’est alors saisi d’une chaise, s’est assis pour la première fois, m’a flashé d’un regard déçu ; le dernier qu’il me lança, puis m’a répondu avec virulence.

«Des ignorants j’en avais croisés, mais vous êtes une synthèse Monsieur. Vous êtes le prototype caricatural poussé à son pinacle, des tares dont je me plains. Une relève qui ne sait rien d’elle, de ses auteurs, ses penseurs, ses inventeurs. Bipède écervelé mort, dès qu’isolé de l’univers des calculs et des notes. Monsieur pour votre gouverne les noirs ont inventé, inventent et inventeront contrairement à vous. Vous, vous n’inventerez rien ! Je pourrais passer des heures, à vous instruire de ce sujet. Je ne vous citerai cependant que quelques savants noirs, il vous reviendra de trouver leurs inventions, vous aurez ainsi votre exercice d’adieu : Lewis Howard Latimer, Granville T. Woods, Otys BOYKIN, Georges NICOLO, Jan Earnest MATZELIGER, Frederick MCKINGLY Jones… De surcroit Mr, que plus jamais vous ne disiez que, les noirs n’ont rien inventé en droit, bien avant toutes les déclarations universelles dont vous réclamez tant, en 1236 fut élaborée la Charte du Mandé : la première déclaration universelle des droits… Messieurs avec une relève comme vous, c’en est foutu de l’Afrique, c’est foutu pour l’Afrique, c’est sans espoir parce que la maladie est beaucoup plus profonde que je ne le pensais. Adieu, je vous laisse glorieux ignorants, Adieu…»

… Aujourd’hui nous avons eu nos résultats, je suis major de promotion. Le directeur de l’école m’a tapé l’épaule et m’a dit que mes résultats auraient été meilleurs si j’avais beaucoup plus travaillé les mathématiques et les physiques. J’ai eu des notes atypiques pour un scientifique en Français, histoire et Philosophie… Sacré prof, il avait déteint sur moi, son absence aussi parce qu’elle obombrait ma joie, amuïssait ma fierté ….

…Je suis au salon, attablé avec père et mère, ils sont fiers de moi. Ensemble, ils me demandent ce que je ferai plus tard : je ne sais pas, je ne sais plus et eux ne le savent pas. Je ne suis même plus avec eux, seul le bruit des flirts entre les cuillères et les assiettes me lient encore à la table. J’erre dans les dédales, de l’abyssal et insupportable vide que l’absence de cet homme m’inflige. Elle fait bégayer mon bonheur, éventre mes projections et rend ma joie claudicante. Cet adieu brusque, je le refuse, nous n’aurions pas dû ainsi nous séparer, la scission a été beaucoup trop douloureuse. J’ai une tonne d’interrogations pour lui… C’est décidé, demain je fugue, je pars à sa recherche. En attendant, je fixe père et mère, je les gratifie d’un rictus éclatant, mais en moi tonne une mélodie incessante et déchirante, celle des dernières phrases de cet homme : «Messieurs avec une relève comme vous, s’en est foutu de l’Afrique, c’est foutu pour l’Afrique, c’est sans espoir parce que la maladie est beaucoup plus profonde que je ne le pensais. Adieu, je vous laisse glorieux ignorants, Adieu.» Avait-il raison ? Et s’il avait raison ?

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Cet article a été écrit par SAS

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Comments (28)

  • Sadjee 17 février 2013 à 18 h 44 min

    Mais quel brio!plaidoyer à la frontière entre la nouvelle et l essai…bravo!

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  • Licka choops 17 février 2013 à 18 h 57 min

    ton texte c’est un dico! on apprend beaucoup en te lisant, enfait on voit bien qui tu es quand tu écris, c’est fabuleux j’ai meme eu du mal a suivre a un moment mais c’est super bien, tu fais une entrée triomphale sas heureuse de savoir avec nous à présent et non il a pas raison montre lui que tu vaut mieux lol

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  • SAS
    sas 17 février 2013 à 18 h 58 min

    Merci ! Surtout venant d’une plume exquise comme la tienne.

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  • SAS
    sas 17 février 2013 à 19 h 08 min

    Merci aussi à toi Licka. En réalité c’est une entrée par le texte, mais par les yeux j’y suis car j’éprouve modestement de plus en plus de plaisir à vous lire.

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  • Tanya Gourenne
    Tanya Gourenne 17 février 2013 à 19 h 24 min

    Je seconde les propos de Sadjee mais plus encore la verve de l’auteur et du professeur. C’est un discours sentencieux, c’est la vérité de notre temps, c’est la véritv de l’Afrique. Et si on se laissait interpeller par cette vérité, demain ne sera pas comme aujourd’hui qui ressemble à hier… Merci Sas.

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  • SAS
    sas 17 février 2013 à 20 h 09 min

    Merci aussi à Tanya dont la plume ne m’est pas étrangère.

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  • Gourene Sarabello Cyrille 17 février 2013 à 20 h 11 min

    Merci pour ton MERVEILLEUX texte.

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  • SAS
    sas 17 février 2013 à 23 h 19 min

    Le plaisir est pour moi.

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  • Manu Manuh 18 février 2013 à 13 h 38 min

    J’ai lu ce texte, seulement la moitié.

    Je ne vois, à travers les premières lignes, que des grands mots, des mots recherchés! L’auteur semble parfois se perdre dans l’écheveau de ses formes sophistiquées et recherchées…

    « jactant, atticisme, phraser, villégiaturer, ignorantins, ce n’est point » … etc

    L’emploi systématique des mots grandiloquents dissimule, souvent, un fond vide.

    L’auteur semble si accaparé par la recherche des formes alambiquées qu’il oublie souvent les règles les plus simples: « les noirs », « un Mathématicien ». Plus simplement ce serait plutôt : les Noirs, un mathématicien.

    On trouve du plaisir à lire Albert Camus, Hampaté Ba, Mongo Béti, Verlaine, Le Clésio, Hemingway, Victor Hugo. Ce sont des classiques qui brillent par la qualité et la simplicité de leur plume.

    Le style de SAS me semble emprunté et artificiel, ampoulé et emphatique.

    Ce n’est pas l’idée que je me fais de la littérature. C’est du pédantisme.

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  • licka choops 18 février 2013 à 16 h 19 min

    manu manuh est dans la place lol

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  • Skyrocket
    Skyrocket 18 février 2013 à 17 h 28 min

    J’avoue qu’en plein milieu je me suis saisie d’un carnet de notes et stylo à la main j’ai repris ma lecture. Tout d’abord merci d’enrichir notre vocabulaire mais aussi parce que personnellement j’ai reçu une douche glacée. J’ai tellement délaissé la littérature ces derniers temps que te relire a réveillé beaucoup d’émotions. Encore une fois merci ce fut un plaisir d’explorer tes lignes.

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  • SAS
    SAS 18 février 2013 à 20 h 19 min

    Merci à Skyrocket. Manuh c’est noté aussi, je demeure réceptif aux critiques. Pour ma défense, je dirai pour commencer que les dires du profs sont volontairement exagérés, et cela est subtilement signifié dans le texte  » agaçant, excessif, surajouter , complexer et ennuyer à la fois… ». Concernant le pédantisme tu as/vous avez peut être raison la réalité se trouve tant dans le regard de celui qui lit que dans le sentiment de celui qui écrit: les choix des mots rentrait à mon avis dans l’esprit du texte ( à cheval en l’essai et la nouvelle comme l’a compris…), il n’était pas motivé par un soucis de pédantisme. A ce propos, puisque tu cites des auteurs je te dirai aussi sans aucune prétention que Molière, racine, Shakespeare… étaient aussi jugés pédants: le pédantisme c’est aussi de la littérature avec les risques qu’il comporte. Un lecteur pourra te/vous dire que ampoulé, écheveau, emphatique, et grandiloquent lui semble lourd/pédant. C’est peut être un choix littéraire qui ne te parle pas, mais bon pour moi les mots expriment l’intensité des ressentiments, l’écrit et le parlé doivent donc s’exprimés par des mots différents quitte à paraître lourds. Quant au fond du texte, désolé de ne pas avoir pu te faire saisir le message qui était celui de mon modeste texte… En tout cas Merci pour tes critiques j’y tiendrai compte pour les prochains textes (le troisième surement) tu feras un bon critique…

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  • Manu Manuh 18 février 2013 à 21 h 14 min

    Mon bon SAS,

    j’ai eu le cœur torturé de remords cet après-midi, après la publication de mon commentaire. Dommage qu’on ne puisse retirer un commentaire! Je l’aurais fait volontiers.
    Tu me vois profondément navré que mon commentaire aille à contre-courant des autres commentaires flatteurs à ton texte.

    Tu peux tout simplement ignorer mon commentaire, ou le rejeter délibérément d’un revers de la main.

    Je sais la peine du travail d’écriture.

    Pardon pour mon jugement sévère. Stp, prends-le comme un petit bizutage. Alors, j’unis ma voix à l’écho des autres pour te dire: « Akwaba ».

    Bienvenu au club!

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  • SAS
    SAS 18 février 2013 à 21 h 22 min

    Non pas du tout. J’apprécie je te promet et n’hésite pas à être le plus dur possible avec mes textes tu as le feu vert. On finira par s’entendre qui sait… C’est important de se faire critiquer quand on n’aime la littérature comme je l’aime. Soit on accepte la critique, soit on écrit pas. Va s’y donc tant que c’est ressenti et sincère. Merci l’ami!

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  • Heidi 18 février 2013 à 23 h 11 min

    Hello SAS, tu as fourni un texte bien recherché, bravo à toi 🙂 !. J’avoue que j’ai lu la moitié hier soir et je me suis dit « demain j’y reviendrai »…parce que j’ai eu l’impression d’y voir une succession de mots savants, un dictionnaire de synonymes et quelques répétitions pour exprimer la même chose. Ca m’a refroidi quand bien même je percevais de loin le message. J’ai failli ne pas accrocher. A toi de voir comment tu pourrais agencer le langage soutenu sans alourdir le texte. Enfin, je ne sais pas si alourdir est le terme juste. Et ça reste un ressenti.
    J’ai bien fait d’aller jusqu’au bout ce soir et j’ai bien aimé. Tout ce que ce prof dit est juste, très juste. L’histoire des Noirs gagnerait tellement à être connue et bien enseignée, on aurait moins de complexés et de consommateurs et peut être plus d’intellectuels.
    Il m’est venu une pensée en terminant la nouvelle, le narrateur ne se sera t-il pas épris de son professeur?

     Reply
  • SAS
    sas 19 février 2013 à 10 h 07 min

    Merci à toi. la prochaine j’essaierai surement de ne pas alourdir le texte. Décidément c’est surement mon petit péché à moi, le choix des mots, cela est surement du à la littérature qui ma bercée: des auteurs à style (Celine, Bloy, Addiaffi, Tirburce koffi…) Quant à la relation entre le professeur et l’étudiant ravi que tu es saisi cette dimension là: il parle de son prof comme il parle d’une petite amie dont il est tombé amoureux, c’était aussi un effet recherché. En réalité l’histoire est une trilogie qui répond à ta question, je l’ai aménagée juste pour publication. Merci en tout cas et les remarques sont notées.

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  • Farapie
    Farapie 19 février 2013 à 11 h 15 min

    Belle entrée à 225nouvelles! Bienvenue SAS!

     Reply
  • Kitchin
    kitchin 19 février 2013 à 21 h 52 min

    welcome SAS, bravo à toi et comme d’autres l’ont signalé,j’ai trouvé trop de sophistications malgré que tu fais allusion à la philosophie et pour qui connait la philo, on comprend ton choix des mots et des idées, mais la littérature doit être accessible à tous à mon avis et le texte doit être fait de sorte qu ‘un milieu intelectuel ou quelconque puisque le lire et le comprendre sans grand problème. Ton choix est délibéré comme tu l’as mentionné un peu plus haut, mais comme ici on est là pour s’aider à s’améliorer, je te dis bravo une fois encore et que prochainement tu doseras au mieux pour donner à ton texte cette coloration Arc-en-ciel qui manque à mes yeux.

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  • SAS
    sas 19 février 2013 à 22 h 30 min

    Merci d’avoir lu à Farapie et Kitchin. Pour tes critiques subtiles (Kitchin) c’est noté, et j’espère que les textes à venir seront moins hermétiques donc plus accessibles, arc-en-ciel pour t’emprunter le mot Le choix des mots sera revu surement (Même si le second texte est déjà soumis aux administrateurs), le troisième pourquoi pas!. .

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    • 225nouvelles
      225nouvelles 20 février 2013 à 8 h 02 min

      Cher SAS, nous pouvons si vous le désirez vous permettre de retravaillez votre deuxième texte afin de répondre aux exigences de vos lecteurs. Prière de nous le signifier !

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  • Heidi 20 février 2013 à 20 h 55 min

    Sas, ça m’intéresserait bien de lire ton 2nd texte tel! Tu peux tenir compte de nos remarques mais surtout ne dénature pas ton style d’écriture, ta plume. C’est toi l’auteur!

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  • SAS
    sas 20 février 2013 à 22 h 45 min

    Merci à toi Heidi. Je crois qu’il y a un petit problème avec le texte. Je ne désirais pas commenter en de longues lignes mes choix lexicaux (Les mots du prof et de l’étudiant) et narratifs (Pourquoi le prof cite les savants sans citer leurs inventions par exemple…) Mais bon il faut en même temps et surtout tenir compte de l’avis de ceux qui lisent, donc j’essaierai de jongler : faciliter la lecture tout en ne dénaturant pas ma conception de l’écriture. Cela sera peut être un exercice intéressant pour moi. Pour revenir à notre sujet je t’enverrai personnellement la trilogie ou je la soumettrai aux administrateurs pour publication. Merci!

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  • Marshall Kissy
    Marshall K. 21 février 2013 à 18 h 10 min

    Tout a (presque) été dit, mais je m’invite volontiers au déjeuner ! Je partage l’avis de plus d’un concernant l’accumulation de termes et de tournures extraordinaires… Sans dénaturer ton style comme l’a dit Heidi, il te faut en modérer l’emploi. Au départ (en 2011) , j’avais cette même tendance. Mais avec quelques conseils et suggestions, j’ai compris que la beauté d’une oeuvre ne découle pas forcément de la valeur et la richesse du vocabulaire, même s’ils y contribuent grandement. Bienvenue, cher SAS !

     Reply
  • SAS
    sas 21 février 2013 à 18 h 31 min

    Merci, c’est noté Marshall K. J’espère que la suite collera aux deux impératifs évoqués à savoir: conserver son style et modérer l’emploi de termes…

     Reply
  • Suzaku Fumiko
    Suzaku Fumiko 22 février 2013 à 8 h 37 min

    La critiques est aisée mais l’art difficile. Donc je ne critique pas pour critiquer mais je dois avouer que je n’ai pas compris grand chose. Je crois que tu connais maintenant tes tares So….

     Reply
  • SAS
    sas 22 février 2013 à 10 h 07 min

    OK! Et merci d’avoir répondu à ma question relative à ta nouvelle.

     Reply
  • Suzaku Fumiko
    Suzaku Fumiko 24 février 2013 à 19 h 15 min

    You’re welcome

     Reply
  • Binta Kaïlou 23 mars 2013 à 12 h 39 min

    bravoooo

     Reply

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