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M.C AGNINI

5 H 10

janvier 28, 2014 9:12 Publié par

« DANS LA JOIE LE TEMPS EST FUGACE MAIS LA PEINE L’ÉTERNISE »

Samedi 21 Décembre 2013, 5 heures 10 minutes.  Ce téléphone qui crépite de si bon matin, ton nom qui s’affiche à mon écran, la situation que toi et moi savons. Tous semblent s’être accordés pour m’indiquer que c’est fini, que notre peine commune commence. L’appel a duré 1 minute 10 secondes, un laps de temps péniblement long. Et lorsque ta voix balbutiante m’a annoncé . . . je n’ai pu, je n’ai su faire autre chose que garder le silence, un silence éloquent. Les 10 minutes qui ont suivies m’ont plongé dans le rétroviseur d’une vie, celui de sa vie, celui de notre course après le miracle.

Je me souviens encore que ce jour-là, j’arborais fièrement le tee-shirt à rayures que tu m’as offert. Aujourd’hui ces rayures me rappellent que nos vies nous les voulons belles mais il arrive qu’elles soient rayées de peine. Ce n’est qu’un chapitre, le livre entier n’est pas pareil, chaque page est colorée à sa façon. Et ce jour nous avions dû user de patience, oui nous nous sommes rendus patients pour elle, pour son miracle. Nous si forts, elle si affaiblie.

Hélas le miracle n’a pas eu lieu, le plan était différent. Je le sais mon ami, mon frère tu perds une mère. Ta joie se noie, ta vie s’anesthésie. Pleure mon ami, pleure mon frère, pleure si c’est le seul moyen pour évacuer ton trop plein d’émotion. Lorsque les nuits tu auras l’impression de l’entendre, lorsque a ton réveil tu auras l’impression que c’est elle qui t’auras tiré de ton sommeil pour ne pas que tu sois en retard, lorsque avec tristesse tu réaliseras que rien de tout cela ne sera plus possible parce qu’elle a pris le large, levé l’encre vers l’autre monde, pleure, pleure ta peine, pleure tes pleures intérieurs, libère toi, sans complexe, sans craindre d’être taxé de lâche. Pleure pour toi, sache relever la tête pour elle.

Elle ne sera plus jamais là je le sais mon ami, mon frère, et plus rien ne sera pareil sans elle. Mais tu sais mon ami, mon frère, une mère tu en auras toujours. Dorénavant la mienne, la sienne seront la tienne. Et si cela se montre insuffisant, il y aura un père qui se fera mère pour atténuer tes plaies, une paix intérieure qui se fera mer pour de ses vagues emporter tes peines, le père céleste. Il te prendra par la main et t’indiquera le chemin.

Dans ta solitude mon ami, mon frère souviens toi que tu n’es pas seul, je serai là, il ne te lâchera pas, elle ne t’abandonnera point, nous te tiendront toujours compagnie, chaque jour ils t’épauleront et certainement elles seront toujours à tes côtés. Je partage pleinement ta peine car ce chemin sinueux je l’ai un jour pratiqué, alors prends ma main et je t’indiquerai la voix à suivre mon ami, mon frère B.K.E. Tout en espérant que 5 H 10 ne soit plus jamais pareil.

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Cet article a été écrit par M.C AGNINI

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Comments (2)

  • KOFFI alida 30 janvier 2014 à 13 h 47 min

    chapeau

     Reply
  • Lynda Kamakou 30 janvier 2014 à 14 h 14 min

    J´adore l´histoire ,elle est concise et précise.On n´a pas envie de s´arrêter tant qu´on n´a pas encore fini. Bravooooo Stéphane

     Reply

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